SENEGAL-TRANSPORT-SOCIAL
Dakar, 2 avr (APS) – Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a déploré la décision de la Fédération des syndicats des transports routiers de renouveler, pour 72 heures supplémentaires, son mot d’ordre de grève arrivée à échéance mercredi, tout en appelant les acteurs concernés au sens des responsabilités.
“Ma réaction par rapport à la décision des transporteurs de renouveler leur mot d’ordre de grève, c’est tout simplement de la déplorer. J’appelle les acteurs au sens des responsabilités. Je tiens surtout à leur dire le devoir et la responsabilité de l’Etat qui, je le rappelle, est ouvert au dialogue, surtout que nous sommes dans une ère de Pacte de stabilité sociale”, a-t-il indiqué dans un entretien exclusif accordé à l’APS.
L’ouverture au dialogue ne constitue “pas une faiblesse” de la part de l’Etat, mais “plutôt un devoir”, a souligné Yankhoba Diémé.
“C’est la raison pour laquelle je lance un appel à tous les acteurs du monde du transport et au sens élevé des responsabilités pour préserver ce que nous avons en commun”, a plaidé Yankhoba Diémé.
Il considère que si l’Etat “appelle à des discussions des syndicats qui ont déposé des préavis de grève qui se recoupent, il ne revient pas à des syndicalistes de déterminer quel syndicat doit être à la table des négociations”.
Selon le ministre des Transports terrestres et aériens, cela ne constituer “un motif normal d’aller en grève pour un responsable qui se bat pour la préservation des intérêts moraux de ses mandants”.
“C’est mon appréciation, et cela n’entame en rien la disponibilité du gouvernement à continuer à dialoguer”, a-t-il précisé.
Une grève de 72 heures a démarré lundi dernier dans le secteur du transport, à l’appel de la Fédération des syndicats des transports routiers, regroupant plusieurs syndicats et regroupements des transports routiers du Sénégal (FSTRS).
Ce mouvement a grandement perturbé la mobilité dans la plupart des régions du pays, mais n’a pas eu l’impact redouté dans la capitale où les bus affrétés par l’Association de financement des professionnels du transport urbain (AFTU) ont permis un maintien relativement normal du service.
La Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal a toutefois annoncé avoir décidé de reconduire son mot d’ordre de grève pour 72 heures supplémentaires, de jeudi à samedi.
Les grévistes justifient cette décision par par le manque de réponses satisfaisantes à leurs revendications. Ils dénoncent notamment les tracasseries routières et le non-respect, selon eux, des accords sur la réduction des points de contrôle.
La Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal souligne néanmoins sa “volonté constante de privilégier le dialogue avec les autorités, malgré la décision de maintenir la pression à travers ce nouveau mot d’ordre de grève”.
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