Une cinéaste salue l’évolution ”encourageant” du film documentaire au Sénégal
Une cinéaste salue l’évolution ”encourageant” du film documentaire au Sénégal

SENEGAL-CINEMA

Dakar, 16 fév (APS) –  La cinéaste, productrice et documentariste sénégalaise, Katy Léna Ndiaye a jugé l’évolution du cinéma documentaire au Sénégal ”très encourageante” en ce qu’il connaît des ”émulations” depuis quelques années.

”Au moment où je commence à faire du cinéma documentaire, nous étions très peu nombreux. Mais depuis quelques années, ce qui est très encourageant et magnifique, c’est que le cinéma documentaire fait des émules et qu’il y a énormément de documentaristes de talents au Sénégal”, a-t-elle dit.

Katy Léna Ndiaye s’entretenait avec l’APS, au terme d’une conversation tenue dans le cadre de la première édition du festival international du film documentaire de Dakar dénommée ”Gëstu festival” organisée du 12 au 14 février.

Elle ajoute que l’état des lieux du film documentaire au Sénégal reste ”plus qu’encourageant” dans la mesure où beaucoup de gens s’y intéressent actuellement.

Katy Léna Ndiaye salue la tenue de ce festival qui donne, selon elle, aux cinéastes l’opportunité de converser directement avec un public ”enthousiaste”, de connaître les contours de la réalisation de leur film documentaire, à l’exemple du sien, ”En attendant les hommes” (2007), projeté, vendredi, à la maison des cultures urbaines de Ouakam.

”En attendant les hommes”, un film documentaire, d’un triptyque autour de portraits des femmes au Sénégal, en Mauritanie et au Burkina Faso, réalisé en 2007.

”Le fil conducteur était vraiment les portraits des femmes. Le film propose une rencontre avec ces dernières dans un contexte où il y a des clichés. Nous étions vraiment plongés à Oualata en Mauritanie avec trois personnages”, explique-t-elle, non sans féliciter les organisatrices pour cette nouvelle plateforme.

”Cet événement est né d’une frustration, du fait que j’estimais qu’on ne voyait pas assez de films documentaires au Sénégal. Je me suis dit que cela serait intéressant de montrer des documentaires et de créer un nouvel événement sur ce genre”, a pour sa part déclaré la fondatrice du festival, Diana Alema Cissé.

Pour elle, la conversation féminine autour du film documentaire reste un moyen de faire un diagnostic sur le monde du cinéma, notamment, sur l’accessibilité des femmes au secteur, les moyens mis en place, la création, entre autres questions.

”Les Femmes ont difficilement accès aux fonds de création cinématographique. Toutes ces dynamiques font qu’elles se tournent généralement vers le genre documentaire pour commencer leur carrière”, explique-t-elle, tout en soulignant la nécessité de donner la parole aux femmes cinéastes.

Plusieurs cinéastes, notamment le Franco-chilien, Pierre Lazarus, le Franco-cap-verdien, Vincent Picotero et d’autres personnalités du monde du cinéma sénégalais ont participé à ce festival de trois jours, au cours duquel quatre longs métrages et quatre autres courts métrages ont été projetés.

AMN/ADC/FKS/ASB