Dakar, 12 juil (APS) – Le professeur Ndioro Ndiaye, coordonnatrice du réseau francophone pour l’égalité femme homme (RFEFH), a procédé mercredi à Dakar, au lancement d’une campagne de plaidoirie pour un accès aux services essentiels de qualité notamment en santé et éducation pour les femmes et les filles dans la région du Sahel.

”Le Sahel est une région particulière où les inégalités sont comme partout ailleurs, une question de justice sociale. Il y a des gaps, des manquements dans les secteurs de l’éducation et de la santé, dans l’accès aux services sociaux de base générale, dans l’alimentation et la nutrition des populations’’, a-t-elle dit.

Cette campagne régionale à l’initiative d’Oxfam et de Wildaf- Afrique de l’Ouest entre dans le cadre du projet ‘’Sahel à égalité’.

La cérémonie de lancement s’est tenue au terme d’un forum régional sur les inégalités au Sahel sur le thème “Combattre les inégalités pour un Sahel prospère en sécurité et où règne une gouvernance vertueuse: ce choix qui dépend de nous”.

Cette rencontre de deux jours a réuni des membres de la société civile sahélienne du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Tchad. Elle vise à renforcer le dialogue entre les autorités et les différents acteurs investis au Sahel pour encourager la mise en œuvre de politiques publiques et autres initiatives qui permettent de combattre les inégalités.

En tant que présidente d’honneur de la campagne, Ndioro Ndiaye estime que cette activité de plaidoyer doit ‘’aussi nous rapprocher des réalités’’ et son effectivité doit ‘’donner des résultats auprès des populations tel que nous le souhaitons’’.

Elle appelle à un changement d’approche ‘’pour mesurer davantage l’impact que tous [les] investissements ont sur les populations’’ qui doivent aussi, être évaluées.

Dans une déclaration lue par la coordonnatrice des programmes de Wildaf, Amoudath Olaintan Mazu a indiqué que cette campagne ”vise à plaider et à amener les gouvernements du Sahel à agir pour accroître l’accès aux services essentiels aux filles et aux femmes’’.

Elle vise la création d’un ‘’environnement où les organisations de la société civile et les médias interagissent avec les acteurs étatiques pour offrir de meilleurs services essentiels aux communautés les plus vulnérables, y compris les femmes et les filles’’, a souligné Mme Mazu.

A  l’en croire, ”cette campagne devrait permettre de réduire les inégalités dans une région marquée par une extrême pauvreté”.

‘’Les inégalités d’accès aux services essentiels de qualité deviennent criantes au Sahel où 40% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté’’, a-t-elle déploré, soulignant que les systèmes de santé et d’éducation sont confrontés à de nombreux ‘’défis’’ malgré ‘’les efforts des gouvernements’’.

Kafui Adjamagbo Johnson, coordonnatrice Wildaf pour l’Afrique de l’Ouest a insisté sur ‘’la nécessité d’agir’’ pour réduire ‘’progressivement’’ ces disparités entre hommes et femmes à travers des actions systématiques.

Elle est d’avis que les inégalités ont des causes profondes et structurelles qui résident principalement dans les normes sociales.

Mme Johnson a insisté ‘’sur le fait que ce sont des droits humains reconnus aux femmes et les Etats doivent respecter les engagements qu’ils ont pris. Ils doivent le faire d’abord en comptant sur leurs propres ressources, l’aide publique ne peut venir qu’en appui’’.

FD/SBS/ASB/OID

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