Un universitaire propose la création d’une Ecole de santé militaire à l’UFR santé de Thiès 
Un universitaire propose la création d’une Ecole de santé militaire à l’UFR santé de Thiès 

SENEGAL-FORMATION

Thiès, 4 juin (APS) – Le directeur de l’unité de recherche et de formation (UFR) santé de l’Université Iba Der Thiam (UIDT) de Thiès, le professeur Mamadou Lamine Cissé, propose la création d’une Ecole de santé militaire (ESM) au sein de l’établissement qu’il dirige.

Le directeur de l’UFR Santé profitait de l’ouverture du congrès organisé en hommage au premier directeur de cette école de médecine, le professeur Mamadou Mourtalla Ka, mercredi, pour évoquer cette idée en présence, notamment du directeur de l’Hôpital principal de Dakar, le professeur Abdourahmane Niang, et du directeur de l’Hôpital militaire de Thiès.

“Cette proposition d’école de santé militaire à Thiès répond à la situation de Dakar. Il y a un surpeuplement au niveau de Dakar”, a souligné l’enseignant chercheur, selon qui l’ESM de l’Université Cheikh Anta de Dakar est devenue surpeuplée, du fait de la forte demande.

En tant que ville garnison et universitaire, disposant d’infrastructures, Thiès présente des ”atouts” pour abriter un hôpital militaire de niveau 3, a dit le professeur Cissé, estimant que cela constitue “une opportunité pour améliorer l’offre de formation des militaires”.

“Nous avons la chance d’avoir un établissement militaire de santé, des locaux où nous formons des cadres supérieurs de l’armée, des enseignants militaires universitaires”, a ajouté le directeur de l’UFR santé de l’Université Iba Der Thiam.

Il a fait remarquer que l’Ecole nationale des officiers d’active (ENOA) par exemple dispose d’un site d’hébergement, ajoutant que l’UFR Santé de Thiès peut proposer une ”offre élargie” aux services des santé.

“En plus de la formation en médecine et en pharmacie, nous offrons les sciences infirmières, option infirmière et sage-femme, et cela contribue à améliorer la cartographie et l’offre de formation pour les militaires. Puisque, insiste-t-il, aussi bien pour les civils que pour les militaires, l’objectif c’est de former des personnes de qualité pour répondre aux besoins de la population de nos pays et de nos 24 pays”.

Il faisait ainsi allusion aux 24 nationalités parmi les étudiants de l’UFR Santé de Thiès.

Le professeur Cissé signale que la deuxième faculté de médecine du Sénégal, créée en 2008, “est passée d’une formation en santé médecine en 2008, à 22 formations diplômantes en 2026”.

”Pour la formation de base, nous avons le doctorat en médecine, le doctorat en pharmacie et deux licences de base en science infirmière et obstétricale, option infirmier et option sage-femme”, a-t-il précisé.

“Nous avons trois licences professionnelles, quatre masters professionnelles, cinq diplômes universitaires et six diplômes de spécialisés qui interviennent au niveau des structures de santé à Thiès, qui règlent les problèmes des populations”, a poursuivi l’enseignant chercheur.

Selon lui, à ce jour, l’UFR Santé de Thiès compte plus de 580 doctorants en médecine issus de 24 pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Maghreb, qui ont soutenu leur thèse. “On est passé d’un pays, le Sénégal, à 24”, s’est-il-réjoui.

L’UFR Santé de Thiès compte ainsi “plus de 50 doctorants en pharmacie qui ont soutenu et qui travaillent. En sciences infirmières, nous avons plus de 72 licenciés et 55 licenciés en sage-femme déjà disponibles pour le travail. La deuxième génération va sortir cette année”, a-t-il annoncé.

BT/ADI/BK