Un spécialiste alerte sur l’AVC : “Au moins 16% des Sénégalais comptent un proche victime de la maladie”
Un spécialiste alerte sur l’AVC : “Au moins 16% des Sénégalais comptent un proche victime de la maladie”

SENEGAL-SANTE-PREVALENCE

Dakar, 1er avr (APS) – Le traitement des accidents vasculaires cérébraux (AVC) représente la première activité des services de neurologie au Sénégal dont 16% des habitants comptent au moins un proche atteint de cette maladie, a soutenu, mercredi, à Dakar, le président de l’Association sénégalaise de soutien aux patients et familles victimes d’AVC.

“Les données, comme vous le savez, c’est le talon d’Achille du système de santé, nous cessons de le répéter, mais l’année dernière, il y a eu une enquête STEPS” dont les résultats montent que “16% des Sénégalais ont un proche victime, au premier degré, d’un accident vasculaire cérébral”, a déclaré le professeur Mbagnick Bakhoum.

Il note que ces statistiques rendent compte d’une “prévalence très importante” des AVC, ajoutant que le traitement de cette maladie est la première activité des services de neurologie du pays.

Le président de l’Association sénégalaise de soutien aux patients et familles victimes d’AVC intervenait à l’ouverture de la campagne “Avril AVC”, au Centre hospitalier national universitaire de Fann (CHNU).

“Les accidents vasculaires cérébraux occupent la plupart de nos lits d’hospitalisation, ils entraînent également la mortalité la plus élevée, donc c’est la première cause de mortalité également au niveau des services de neurologie”, a insisté le praticien.

“C’est une maladie hyper fréquente aujourd’hui, et je pense qu’il n’y a pas un Sénégalais qui ne connaisse une personne victime d’accidents vasculaires cérébraux”, a souligné le neurologue.

L’accident vasculaire cérébral est une urgence médicale qui peut engager le pronostic vital et fonctionnel des patients. Ce qui, ajoute-t-il, en fait l’une des premières urgences médicales au Sénégal.

L’Association sénégalaise de soutien aux patients et familles victimes d’AVC est partie de ce constat pour développer le “Avril AVC”, selon son président.

“Cette année, nous avons jugé nécessaire aussi d’y associer un étendard vert pour parler d’avril vert, afin de mieux porter la communication”, explique le neurologue, selon lequel le thème choisi cette année porte sur le circuit que chaque patient victime d’AVC est appelé à faire.

“Le patient ou son entourage doivent reconnaître en premier les signes de l’AVC et les suspecter, déclencher une alerte – ce qu’on appelle une alerte thrombolyse -, passer par le circuit des ambulanciers, arriver à l’hôpital au niveau des neurologues”, a-t-il expliqué.

Un spécialiste alerte sur l'AVC : "Au moins 16% des Sénégalais comptent un proche victime de la maladie"

Il y a ensuite l’étape de l’hospitalisation, puis celle consistant à bénéficier des services de kinésithérapie, “et justement ces services de kinésithérapie constituent le deuxième thème” de cette campagne de sensibilisation, a-t-il indiqué.

Il est prévu, à cette occasion, une quinzaine d’activités à Dakar et dans les régions, allant de journées de sensibilisation et de dépistage à une grande randonnée pédestre et une journée scientifique pour parler des thèmes retenus, a-t-il signalé.

“Il s’agira d’évoquer les services disponibles, les offres de soins liées aux soins post-AVC et également les recommandations que nous pourrions faire, nous en tant que professionnels, pour la mise en place d’une filière neurovasculaire”, a conclu Mbagnick Bakhoum.

NSS/BK/OID