Matam : un projet pour mettre l’humain au centre de la nature dans la zone sylvopastorale
Matam : un projet pour mettre l’humain au centre de la nature dans la zone sylvopastorale

SENEGAL-EUROPE-ENVIRONNEMENT

Younouféré (Ranérou), 13 mai (APS) – L’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Sénégal, Jean Marc Pisani, a réaffirmé l’ambition du projet ”Reverdir l’Afrique” de mettre l’humain au centre de la nature, dans la zone sylvopastorale, au nord du pays.

”A l’Union européenne, nous sommes très engagés au projet lié à la grande muraille verte. Ce sont des projets importants déroulés dans cette zone. Reverdir l’Afrique, c’est mettre l’humain au centre de la nature et faire en sorte que les communautés puissent bénéficier de la prospérité liée à une bonne gestion de la culture”, a-t-il déclaré mardi lors d’une visite de terrain à Younouféré, dans la commune de Houdallaye pour voir l’état d’avancement du projet.

Le diplomate européen a soutenu que ce projet permettra aux populations d’avoir une bonne gestion des relations entre les éleveurs et les agriculteurs, tout en leur donnant des moyens.

C’est ce que l’UE essaie de faire,  dans le cadre de ce projet afin de ”pouvoir générer des revenus”, un aspect indispensable pour tous les acteurs de la zone sylvopastorale, a assuré M. Pisani.

Jean Marc Pisani, accompagné de l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne,  a décliné d’autres objectifs de ce projet qui consistent à “accroître la résilience des communautés, assurer de la formation aux jeunes et femmes et créer du pâturage pour qu’en saison sèche, les animaux puissent se nourrir”.

”Ce sont des projets complexes et qui nécessitent de mettre en symbiose les secteurs comme l’élevage, l’agriculture, la transformation et la production. Cela permettra aussi aux communautés de se mettre d’accord sur ce qu’elles doivent faire, car étant au centre du projet’’, a-t-il dit.

Matam : un projet pour mettre l’humain au centre de la nature dans la zone sylvopastorale

Face aux défis liés à la dégradation des terres, le Centre International pour la recherche en agroforesterie (CIFOR-ICARE), soutenu par l’UE,  a lancé le projet ”Reverdir l’Afrique” sur le tracé de la Grande muraille verte de l’Afrique de l’Ouest et de la Corne de l’Afrique, notamment en Ethiopie, au Kenya, au Mali, au Niger, au Rwanda, au Sénégal et en Somalie.

Au Sénégal, lit-on dans un document de presse, c’est l’ONG Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) qui en est le chef de file pour sa mise en œuvre.

Le texte renseigne que le projet s’étend sur trois ans (2025-2028) et cible principalement les unités pastorales situées dans les régions de Louga et de Matam, dans la zone sylvopastorale au nord du pays.

Dans la région de Matam, le projet concerne les communes de Houdallaye et de Vélingara Ferlo, dans le département de Ranérou. Celles de Téssékéré et Labgar, dans le département de Linguère, ont été choisies pour la région de Louga.

Le projet sera réalisé en collaboration avec World Vision, Sahel Eco, Cahholic relief service, CARE et AVSF.

AT/HB/ASB/AKS