Dakar, 18 déc (APS) – La valorisation des ressources en fonction des spécificités des territoires pourrait constituer une alternative au phénomène de l’émigration irrégulière au Sénégal, à travers notamment la création d’une économie industrielle territoriale en mesure de fixer les jeunes dans leurs zones, a estimé, lundi, le directeur général de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (ANAT), Mamadou Djigo.

“Il faut essayer de faire une économie industrielle territoriale. Une économie au sens large du terme, qu’on arrête définitivement l’immigration clandestine ou l’immigration irrégulière qui aujourd’hui constitue un fléau immense qui nous porte préjudice dans tous les domaines”, a-t-il dit.

Le directeur de l’ANAT s’exprimait au cours d’un atelier d’échanges et de partage consacré au Programme national d’appui pour la valorisation territoriale (PAVART), en présence des membres de la société civile, d’associations de femmes et de représentants de la chefferie traditionnelle lébou.

Cette rencontre initiée par l’association Femmes, enfants, migrations et développement communautaire (FEMIDEC), entre dans le cadre des activités de la Journée internationale du migrant, indique-t-on.

Selon Mamadou Djigo, ingénieur aménagiste de formation, en partant de la spécificité de chaque territoire, la mise en place d’une industrie territoriale devrait aider à “identifier la ressource porteuse, en vue de sa valorisation […]”.

Il a cité l’agroalimentaire, la menuiserie, la maroquinerie, entre autres secteurs, avant d’ajouter que le président de la République avait déjà demandé à l’ANAT de travailler à la formulation d’un programme national d’appui pour la valorisation territoriale dont le but est “d’industrialiser nos territoires”.

Ce programme qui est dans l’attente d’une validation des pouvoirs publics a déjà formé des groupes au niveau de la diaspora pour la valorisation de certains produits, renseigne le directeur de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire.

La présidente de l’association Femmes, enfants, migrations et développement communautaire (FEMIDEC) considère, pour sa part, que même si ce programme “n’est pas encore validé institutionnellement”, cet atelier “pourrait influer sur la décision du président de la République pour qu’il comprenne qu’il urge que ce programme soit validé”.

Ngoné Ndoye est d’avis que “tous les programmes qui ont été acceptés par les populations ont connu une réussite”.

“[…] Cela montre que devant nous, chez nous et avec nous, nous pouvons tout simplement créer de la richesse qui va retenir nos jeunes”, fait-elle observer, en déplorant l’ampleur du phénomène de la migration dite irrégulière, “particulièrement désastreuse cette année pour le Sénégal”.

FD/SMD/BK

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