SENEGAL-ITALIE-COOPERATION
Dakar, 20 juil (APS) – La coopération entre le Sénégal et l’Italie représente actuellement 204 millions d’euros, soit 133 milliards de francs CFA environ, dont 38 % des projets réalisés en partenariat avec le ministère sénégalais en charge de l’Emploi, a-t-on appris lundi de l’ambassadeur d’Italie au Sénégal, Michele Tommasi, selon lequel ce volume traduit l’importance de ce secteur dans les relations entre les deux pays.
La formation professionnelle représente ”un secteur déterminant” de la coopération entre les deux pays, a souligné le diplomate à l’ouverture de l’édition 2026 de l’École de Gorée, consacrée à la formation professionnelle, au dialogue social et à la mobilité des travailleurs.
Selon Michele Tommasi, l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS) prépare deux nouveaux projets dans ce secteur, pour un montant global de 32 millions d’euros, environ 21 milliards francs CFA.
Il a par ailleurs souligné le rôle de la diaspora sénégalaise dans le renforcement des relations bilatérales.
”Nous accueillons 120 000 Sénégalais régulièrement résidents en Italie. Ils sont parfaitement intégrés et constituent une composante fondamentale de nos rapports bilatéraux”, a-t-il affirmé.

Prenant la parole au nom du directeur général de la Formation professionnelle et technique, le coordonnateur de ladite direction, Ibrahima Diop, a insisté sur le rôle central du développement des compétences dans la promotion d’une mobilité professionnelle sûre et durable.
”La compétence constitue le premier passeport vers un emploi décent et la première garantie d’une mobilité professionnelle réussie”, a-t-il soutenu.
Selon lui, la protection des travailleurs migrants ”commence bien avant le départ”, à travers une orientation de qualité, une formation adaptée aux besoins des entreprises, une certification reconnue des compétences et une préparation aux réalités juridiques et culturelles des pays d’accueil.
Il a rappelé que la Direction générale de la Formation professionnelle et technique poursuit plusieurs réformes portant notamment sur la généralisation de l’approche par compétences, le développement de l’alternance, le renforcement des partenariats avec les entreprises, la modernisation des curricula et l’amélioration de la certification professionnelle.
Ces réformes, a-t-il expliqué, s’inscrivent dans la mise en œuvre de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, qui fait du développement du capital humain un levier majeur de la transformation économique et sociale.

Le représentant des organisations syndicales sénégalaises, Mody Guiro, a de son côté rappelé que le dialogue social demeure ”un instrument important dans la gouvernance des relations sociales”.
Son efficacité dépend cependant ”de l’engagement de toutes les parties à respecter les accords”, a-t-il ajouté, plaidant pour le renforcement du tripartisme entre l’État, les employeurs et les travailleurs.
L’édition 2026 de l’École de Gorée réunit syndicats, institutions publiques et partenaires de coopération des deux pays.
Elle a été organisée dans le cadre du projet ”Formation, Dignité, Inclusion et Innovation au Sénégal”, mis en œuvre par l’Institut pour les droits des travailleurs migrants (IDTM) avec l’ONG VIS et financé par l’AICS,
Cette initiative vise à renforcer les échanges autour du travail décent, du dialogue social, du tripartisme, de la protection sociale et des migrations professionnelles.
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