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Pout, 4 sept (APS) – Le centre de recherche en médecine traditionnelle El Hadji Demba Ba de Pout a opté pour une ‘’collaboration étroite’’ avec le district sanitaire de ladite circonscription, afin d’orienter les patients porteurs de certains types de maladies vers des structures dédiées de la médecine moderne, a indiqué un des responsables de l’établissement spécialisé.
‘’Nous soignons et nous orientons les malades vers les structures de santé, pour leur permettre d’avoir très tôt un bon diagnostic’’, a dit Babacar Mbaye Baldé, collaborateur du président de la structure. Il s’entretenait avec des journalistes.
‘’Nous reconnaissons nos limites. Ici, nous ne faisons ni radiographie ni un [quelconque autre examen]”, a-t-il précisé, soulignant que ce type de diagnostic se fait chez les praticiens de la médecine moderne.
Le centre de recherche en médecine traditionnelle de Pout a reçu du 1er janvier au 31 décembre 2025, un nombre de 591 patients souffrant de diverses pathologies, a renseigné Babacar Mbaye Baldé.
‘’Ces patients sont venus des régions de Thiès, de Dakar, Diourbel, Fatick, Kaolack, Louga, Matam et Saint-Louis”, a énuméré M. Baldé.
Selon lui, sur les 591 malades, 277 ont été soignés et 314 ont été orientés vers les structures sanitaires dédiées à leur pathologie les plus proches du centre de médecine traditionnelle.

Babacar Mbaye Baldé estime que les praticiens de la médecine traditionnelle doivent ‘’savoir faire la part des choses’’ entre les maladies chroniques et celles dites biologiques, en orientant de façon précoce certains malades vers les structures de santé, pour une consultation et une prise en charge.
Il a relevé que les tradipraticiens sont suffisamment attentifs aux maladies chroniques que les patients peuvent présenter, pour les orienter vers d’autres structures, car ils savent que ces pathologies ‘’les dépassent’’.
L’agent du centre EL Hadji Demba Ba a salué la collaboration jugée ‘’parfaite’’ avec le district de santé de Pout.

Au centre El Hadji Demba Ba de Pout, il y a des conseillers chargés d’orienter les malades et d’encourager les femmes à faire vacciner leurs enfants contre certaines pathologies, a-t-il noté.
‘’Aujourd’hui, nous sommes en saison des pluies. Il faut aussi encourager les gens à dormir sous moustiquaire imprégnée”, a-t-il plaidé.
Pour rendre cette coopération plus opérationnelle, les pratiquants de la médecine traditionnelle doivent savoir distinguer la tuberculose, le paludisme, la COVID-19, la fièvre de la vallée du Rift, le diabète, l’hypertension, le cancer, ainsi que les affections féminines et infantiles, a estimé M. Baldé.
BT/ADI/MTN
