SENEGAL-AFRIQUE-FORMATION
Saint-Louis, 15 juil (APS) – Le Sénégal est en avance en matière de respect de la réglementation et des directives de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dépassant largement “les principaux points de blocage”, s’agissant par exemple de l’intégration des étudiants, a.affirmé a affirmé, mercredi, le directeur de la coopération, de l’insertion et du service à la communauté (DCISC) de l’Université Gaston Berger (UGB).
“Le Sénégal est un pays qui est véritablement en avance dans le respect de la réglementation et des directives de l’UEMOA. Aujourd’hui, en ce qui concerne l’intégration des étudiants de l’espace UEMOA, le Sénégal a largement dépassé les principaux points de blocage”, a déclaré le professeur Alé Kane.
Il intervenait à l’issue d’une rencontre organisée par l’UEMOA en vue de sensibiliser les questions de mobilité dans l’espace commétudiants, au lendemain d’une séance d’échanges avec les hommes d’affaires de la région de Saint-Louis.
Selon le professeur Alé Kane, le Sénégal constitue un pays de référence au sein de l’UEMOA, appliquant plus de 80 % des recommandations de l’organisation.
A titre d’exemple, il a indiqué qu’à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, les étudiants originaires des pays de l’UEMOA bénéficient des mêmes droits que les étudiants sénégalais, aussi bien en matière de traitement administratif que de formation et d’œuvres sociales.
“Ce qui a été réalisé est important, mais ce n’est pas encore suffisant”, a-t-il souligné, promettant de renforcer la collaboration avec l’UEMOA ainsi que toutes les initiatives visant à faciliter l’accueil et l’intégration des étudiants de l’espace communautaire au Sénégal.
Le professeur Alé Kane a salué la tenue de cette rencontre qui a mobilisé plusieurs associations d’étudiants, notamment le Club CEDEAO et le Club de culture générale.
Selon lui, la forte participation des étudiants témoigne de l’intérêt qu’ils accordent au thème.
“L’université peut servir de relais pour mieux faire connaître les principes qui guident les orientations de l’UEMOA, afin de lever certaines entraves liées à la mobilité des personnes, notamment des étudiants”, a-t-il ajouté.

De son côté, la représentante résidente par intérim de la Commission de l’UEMOA au Sénégal, Almeda Aïssatou Lame, a rappelé que les étudiants et les chercheurs des pays membres disposent de nombreuses possibilités de mobilité au sein de l’Union.
“Les étudiants ainsi que les chercheurs des pays de l’UEMOA ont la possibilité de mener leurs activités dans l’un ou l’autre des États membres, pourvu qu’ils soient ressortissants de l’un de ces pays”, a-t-elle expliqué, en introduisant une communication sur ce thème au profit des étudiants de l’UGB.
Elle a fait état d’une faible maîtrise, par les étudiants, des opportunités offertes par l’UEMOA, insistant sur les possibilités de libre circulation et de mobilité académique qui ouvrent de nouvelles perspectives au sein de l’Union.
Mme Lame a notamment évoqué le principe du traitement égalitaire des étudiants ressortissants des pays membres, en faisant référence aux frais d’inscription, qui ne doivent faire l’objet d’aucune discrimination.
“Quand on parle de traitement égalitaire, on parle notamment des frais d’inscription et des autres aspects relevant de l’administration. L’administration universitaire est donc également concernée”, a-t-elle précisé, soulignant que ces opportunités concernent aussi les enseignants-chercheurs.
Elle a toutefois reconnu que cette directive de l’UEMOA est encore souvent méconnue ou insuffisamment appliquée dans certains États membres, au regard des témoignages recueillis auprès des étudiants.
Aussi a-t-elle promis de saisir les autorités compétentes de l’UEMOA afin que des solutions soient trouvées aux difficultés, notamment concernant les obstacles aux frontières dénoncés par plusieurs intervenants.
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