UEMOA : le Burkinabè Aboubacar Nacanabo préconise ”l’anticipation face aux mutations profondes”
UEMOA : le Burkinabè Aboubacar Nacanabo préconise ”l’anticipation face aux mutations profondes”

AFRIQUE-ECONOMIE-PERSPECTIVES

Dakar, 27 mars (APS) – L’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) doit s’inscrire dans une dynamique pouvant lui permettre d’anticiper “avec lucidité et audace” les défis que représentent les mutations auxquelles le monde se trouve confronté, a préconisé, vendredi, à Dakar, le président de son Conseil des ministres, Aboubacar Nacanabo.

”Dans ce tumulte global, notre responsabilité est de faire de notre Union, non pas un espace qui subit, mais un espace qui choisit, non pas un espace qui s’adapte tardivement, mais un espace qui anticipe avec lucidité et avec audace”, a-t-il déclaré.

Il intervenait à la cérémonie d’ouverture de la première session du Conseil des ministres de l’UEMOA, organisation régionale regroupant le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Aboubacar Nacabano a fait observer que ”les tensions géopolitiques redessinent les alliances”, pendant que “les économies se recomposent sous l’effet des transitions énergétiques et numériques de nos États”.

Il a rappelé que lors de dernière session de l’UEMOA en décembre 2025, il avait été convenu que ”l’Union ne pouvait plus se contenter d’avancer au rythme d’incertitudes d’hier face au monde”.

UEMOA : le Burkinabè Aboubacar Nacanabo préconise ''l'anticipation face aux mutations profondes''

Il a fait observer que les Etats membres de l’UEMOA se trouvant “au cœur du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest affrontent des défis à la fois sécuritaires, climatiques et sociaux”.

La première session du Conseil des ministres de l’UEMOA pour l’année 2026 offre l’opportunité de porter ”un regard rétrospectif” sur l’année 2025, a-t-il dit.

Le taux de croissance de l’économie mondiale est estimé à 3,3% en 2025, au même niveau que l’année 2024, alors que l’inflation mondiale se situerait à 4,1% en 2025, après 5,8% en 2024, a-t-il relevé.

Il a évoqué une perspective économique reste ”encourageante”, qui demeure toutefois tributaire de l’évolution de la conjoncture internationale, des tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, de la situation sécuritaire de l’Union, ainsi que des effets du changement climatique.

CS/ADL/HK