Transports publics : trois milliards de FCFA mobilisés pour le règlement du passif social des cheminots (ministre)
Transports publics : trois milliards de FCFA mobilisés pour le règlement du passif social des cheminots (ministre)

SÉNÉGAL-ECONOMIE-TRANSPORT

Dakar, 19 oct (APS) – Une enveloppe de 3 milliards de francs CFA a été prévue dans les lois de finances de 2025 et 2026 pour le règlement des revendications des anciens cheminots, a indiqué, lundi, le ministre chargé des Transports terrestres et aériens, Abdoul Ahad Ndiaye.

‘’Cette enveloppe comprend un acompte de 2 milliards de francs CFA inscrit dans la deuxième loi de finances rectificative de 2025 et un milliard de francs CFA prévu dans la loi de finances initiale de 2026’’, a précisé le ministre, lors du point de presse du gouvernement consacré au climat social national.

Selon lui, les virements effectués dans les comptes de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) ont permis le paiement des retraités et des droits dus aux bénéficiaires concernés, à la suite de la liquidation de la Société nationale des chemins de fer du Sénégal et de la Régie des chemins de fer du Sénégal.

Le ministre a présenté cette mesure comme l’un des résultats des efforts engagés par le gouvernement pour apaiser les tensions sociales et accompagner les réformes dans les différents sous-secteurs des transports publics.

‘’Dans le secteur routier, 29 des 34 actions répertoriées dans le plan opérationnel étaient engagées au 30 septembre 2026, soit un taux de 85,3 %’’, a-t-il indiqué.

À l’échelle de l’ensemble du plan d’action issu des États généraux des transports publics d’octobre 2024, un nombre de 55 actions sur les 80 recensées avaient été engagées, selon Abdoul Ahad Ndiaye.

Ces États généraux avaient permis de dégager des recommandations destinées à améliorer le fonctionnement du secteur et à accompagner sa transformation, avec la participation des acteurs socioprofessionnels.

Le ministre a également fait état de discussions avec les organisations syndicales du secteur aérien, notamment les 25 septembre et 9 octobre 2026, dans un contexte de tensions sociales sur la plateforme aéroportuaire.

Ces concertations ont contribué, selon lui, à rechercher des solutions permettant de préserver la stabilité sociale et la continuité des activités.

Pour Abdoul Ahad Ndiaye, le dialogue entre l’État, les organisations syndicales et les professionnels constitue un levier essentiel pour répondre durablement aux préoccupations des travailleurs et poursuivre les réformes dans les transports routiers, ferroviaires et aériens.

AN/HK/MTN