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Dakar, 25 avr (APS) – Le sélectionneur de l’équipe nationale féminine de basketball du Sénégal, Cheikh Sarr, a dressé un bilan “instructif”, mais insuffisant, de la récente fenêtre FIBA disputée à San Juan (Porto Rico), marquée par la non-qualification des Lionnes à la prochaine Coupe du monde de la discipline, prévue du 4 au 13 septembre 2026 à Berlin.
Le technicien sénégalais s’exprimait dans un entretien accordé au numéro d’avril de ”Jolof Basket”, un magazine spécialisé dans cette discipline.
Cheikh Sarr a reconnu que la compétition a mis en évidence “des écarts à combler”, soulignant que ce type de tournoi est plus favorable à des équipes “prêtes, compétitives et en bonne santé”, des standards que le Sénégal n’a pas totalement atteints.
”Le bilan reste instructif, avec quelques points positifs”, a-t-il indiqué, relevant toutefois “beaucoup de points à améliorer, notamment la constance offensive, la gestion des possessions et l’efficacité dans les transitions”.
Le Sénégal a terminé la compétition avec la plus faible attaque (240 points inscrits, soit une moyenne de 48 points par match), une contre-performance que le sélectionneur explique par plusieurs facteurs : “adaptation à un nouveau système de jeu, qualité des adversaires, manque de communication et prise de décision sous pression”.
L’équipe du Sénégal partageait son groupe avec les États-Unis, l’Italie, l’Espagne, le Porto Rico et la Nouvelle-Zélande. Les Lionnes ont terminé avec un bilan de quatre défaites et une victoire. Elles ont terminé cinquième du groupe devant les Néo-Zélandaises.
Le sélectionneur a également évoqué l’impact des blessures de joueuses clés comme Didi Kane, Aminata Ly et Sabou Gueye, qui ont affaibli le rendement global de l’équipe.
Cheikh Sarr a insisté sur la nécessité de “consolider la base de l’effectif et définir des responsabilités claires pour chacune”, relevant “une irrégularité aussi bien offensive que défensive et un manque de maîtrise dans les moments décisifs”.
Il a annoncé des mesures immédiates, notamment une analyse vidéo approfondie et un travail spécifique pour corriger les lacunes observées, en vue des prochaines échéances.
L’ancien entraîneur des sélections rwandaises s’est dit “très ouvert à des renforts potentiels dont les critères de sélection reposeront sur les performances en club, l’impact défensif, l’adresse extérieure et la polyvalence offensive et défensive”.
Il a également évoqué la nécessité “d’intégrer progressivement de nouveaux profils, y compris des talents émergents et des joueuses issues de la diaspora, afin de renforcer la compétitivité du groupe”.
Le cas Cierra Dillard
Abordant l’absence de Cierra Dillard lors de cette fenêtre, Cheikh Sarr a indiqué que des discussions seront engagées pour évaluer son intérêt et sa disponibilité à rejoindre la sélection.
”Cierra Dillard est une pièce clé dans notre rotation offensive lorsqu’elle est présente”, a-t-il reconnu, soulignant cependant l’importance de ne pas dépendre d’une seule joueuse.
Cheikh Sarr envisage aussi de développer “une approche collective et variée, avec une meilleure répartition des responsabilités offensives, afin d’éviter une dépendance excessive à un seul élément et d’améliorer la capacité de l’équipe à créer du scoring”.
Perspectives
Parmi les pistes de travail figurent, selon Sarr, la mise en place d’un programme d’entraînement intensif, l’organisation de matchs amicaux internationaux réguliers et le développement de séances spécifiques (shooting, prise de décision, etc.).
L’objectif affiché reste de rehausser le niveau global de l’équipe et de mieux préparer les Lionnes aux prochaines compétitions internationales.
SK/OID

