Touba : Mor Gueye fait du Grand Magal le moteur de son activité
Touba : Mor Gueye fait du Grand Magal le moteur de son activité

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Touba, 30 juil (APS) – Les moteurs ronronnent, les klaxons se répondent et les premiers pèlerins envahissent les rues de Touba. Derrière son volant, Mor Gueye jette un coup d’œil à gauche, puis à droite, espérant trouver un client. Comme chaque année, l’approche du Grand Magal marque, pour ce père de deux enfants, le début de la période la plus rentable de son activité de taximan.

A peine un client est déposé qu’un autre lève déjà la main. Mor Gueye immobilise son taxi quelques secondes avant de reprendre la route. Pour ce chauffeur, le Grand Magal de Touba n’est pas seulement un événement religieux. C’est aussi le moment où son activité atteint le pic.

Les courses s’enchaînent presque sans interruption, des premières heures de la matinée jusqu’à une bonne partie de la nuit, offrant aux conducteurs une occasion unique de booster leurs revenus. .

‎‎A 32 ans, ce taximan habitant au quartier Touba Khaira exerce ce métier depuis cinq ans. Habitué aux artères de la ville et à leurs changements de rythme, il observe déjà cité religieuse se métamorphoser à l’approche du Grand Magal, avec l’arrivée progressive des pèlerins.

‎”Le Magal est une véritable aubaine pour nous. Pendant cette période, je peux gagner jusqu’à 50 000 francs CFA par jour grâce à la forte demande”, confie-t-il, tout en marquant un arrêt pour embarquer des clients.

‎Pour Mor Gueye, le Grand Magal n’est pas seulement un événement religieux majeur. C’est aussi le moment où son activité atteint son pic. Les courses s’enchaînent presque sans interruption, des premières heures de la matinée jusqu’à une bonne partie de la nuit, offrant aux chauffeurs une occasion de booster leurs revenus.

Touba : Mor Gueye fait du Grand Magal le moteur de son activité

Ces recettes supplémentaires permettent à Modou Guèye, père de famille, de faire face aux dépenses du foyer et d’aborder les mois suivants avec davantage de sérénité. « C’est pendant le Magal que nous arrivons à tirer notre épingle du jeu », résume-t-il avec un sourire.

‎‎L’exercice du métier reste toutefois semé d’embûches. Le chauffeur évoque les multiples postes de contrôle des forces de défense et de sécurité, qui allongent parfois les trajets, ainsi que l’état dégradé de certains axes routiers, source d’usure pour son véhicule.

‎Malgré ces contraintes, Mor Gueye continue de sillonner les rues de Touba avec la même détermination. A chaque portière qui s’ouvre, il entrevoit une nouvelle course. A chaque pèlerin transporté, il mesure l’importance économique du Grand Magal pour des centaines de chauffeurs qui, comme lui, vivent de l’intensité de ce grand rassemblement religieux, commémorant le départ en exil du fondateur du mouridisme.

MS/HK/ASB