Touba : des neurochirurgiens sénégalais formés aux techniques de l’endoscopie biportale du rachis
Touba : des neurochirurgiens sénégalais formés aux techniques de l’endoscopie biportale du rachis

SENEGAL-SANTE-TECHNOLOGIE

Touba, 24 mars (APS) – L’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba a abrité mardi un atelier de formation pratique sur l’endoscopie biportale du rachis (UBE), incluant la réalisation de trois interventions chirurgicales utilisant cette technique, en clôture de la session.

Cet atelier, coparrainé par la Société sénégalaise de neurochirurgie (SSNC), a été animé par des spécialistes venus de France et de Suisse, au profit de neurochirurgiens sénégalais.

Il vise à améliorer la prise en charge des patients souffrant de pathologies du rachis.

“Ce que nous faisons aujourd’hui constitue une première au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. Il s’agit d’un atelier entièrement dédié à l’endoscopie biportale du rachis unilatéral, avec des démonstrations et des échanges techniques, suivis de trois interventions prévues demain (mercredi) à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni”, a déclaré le directeur de l’établissement sanitaire, Massamba Mathioro Sall, lors de la cérémonie d’ouverture.

‎Il a souligné l’ambition de l’établissement qu’il dirige de vulgariser et de routiniser cette technique chirurgicale consistant à traiter les pathologies vertébrales, notamment les hernies discales et le canal lombaire étroit.

‎”Notre objectif est d’ancrer une pratique sûre et reproductible au service de Touba, du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest. Ensemble, faisons de ces trois cas le socle d’une pratique durable au bénéfice des patients”, a-t-il ajouté. ‎

‎M. Sall a également annoncé que l’hôpital Matlaboul Fawzeyni a déjà acquis le matériel nécessaire à la réalisation des interventions d’endoscopie biportale du rachis.

Touba : des neurochirurgiens sénégalais formés aux techniques de l'endoscopie biportale du rachis

‎L’endoscopie biportale du rachis (UBE) est une technique chirurgicale mini-invasive utilisant deux petites incisions, l’une pour la caméra et l’autre pour les instruments, permettant notamment de traiter les hernies discales et les sténoses du canal lombaire.

Elle offre une meilleure visualisation, réduit les dommages musculaires, diminue les douleurs postopératoires et favorise une récupération rapide.

‎”Comme pour toute nouvelle technique, il existe une phase d’apprentissage. Nous nous appuyons fortement sur l’expertise de spécialistes français disposant d’une grande expérience, avec des milliers de cas à leur actif”, a indiqué le président de la Société sénégalaise de neurochirurgie, le professeur Momar Kodé Ba.

‎Selon lui, l’objectif est de pérenniser cette technique et de favoriser le partage d’expériences entre praticiens au Sénégal.

‎Il a souligné que cette approche permet de réduire la durée d’hospitalisation ainsi que les risques de complications, comparativement à la chirurgie classique.

MS/BK