Tivaouane : lancement d’un projet de prévention des mariages d’enfants
Tivaouane : lancement d’un projet de prévention des mariages d’enfants

SENEGAL-ENFANCE-PROTECTION

Tivaouane, 1er oct (APS) – Le Centre régional de formation de recherche et de plaidoyer en santé de la reproduction (CEFOREP), a mis en place, mercredi, à Tivaouane, le comité de pilotage du projet WAAR+, visant à renforcer la prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre et des mariages d’enfants, a constaté l’APS.

Inscrit dans la continuité du programme ADOS et du Projet WAAR, WAAR + vise à renforcer la prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre et des mariages d’enfants.

Ce projet piloté en partenariat avec l’Association pour la santé de la reproduction et avec l’appui financier du CRDI, cible les adolescents, garçons et filles, ainsi que les talibés et enfants en situation de handicap, ”des couches particulièrement vulnérables aux violences”, selon ses initiateurs.

Le projet WAAR+ sera mis n oeuvre par le biais de dispositifs existants, comme, les comités de protection de l’enfant, les espaces sûrs pour adolescents, les cellules d’écoute en milieu scolaire et sanitaire et les brigades spécialisées, selon ses responsables.

Ils considèrent que ces dispositifs ”restent limités par leur faible couverture géographique, le manque de ressources qualifiées et la persistance de normes socioculturelles qui tolérèrent le mariage dit précoce”.

WAAR+ ambitionne de renforcer ces dispositifs et de mobiliser les collectivités territoriales, les leaders religieux et coutumiers, les associations de jeunes et de femmes, ainsi que les structures de santé et d’éducation.

Mohamed Diadhiou, chercheur principal du projet et enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), a présenté le projet lors de la réunion de lancement, articulé autour des trois volets  que sont la recherche, la mise en œuvre et la sensibilisation.

Des formations seront organisées pour les acteurs communautaires, le personnel de santé et d’éducation, ainsi que pour les adolescents eux-mêmes, appelés à devenir des relais dans la diffusion des messages de prévention.

Marietou Niang, professeure à l’Université de Rimouski (Canada), a insisté sur la co-conception avec les leaders locaux et sur leur implication tout au long du projet.

Les acteurs présents ont réaffirmé leur engagement à garantir l’accès des jeunes aux services de santé, à l’accompagnement psycho-social et judiciaire, tout en promouvant l’égalité de genre et la scolarisation des filles.

Le projet WAAR+ ambitionne, à terme, d’améliorer la protection des adolescents contre toutes formes de violences à l’échelle nationale.

MKB/ADI/FKS/MTN