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Thiès, 1er fèv (APS) – Le Regroupement des éleveurs intensifs de la région de Thiès (REIT) a exposé à Thiès plus de 1.300 animaux, dont des moutons de race, lors de la 11-ème édition de la Foire agricole et d’élevage, a constaté l’APS.
‘’Nous sommes à la 11-éme édition de la foire agricole et d’élevage, et il y a une nette amélioration par rapport aux autres années, concernant le nombre d’exposants et de têtes de bétail’’, a renseigné Khadim Fall, président du REIT.
Selon M. Fall, l’édition de cette année de la Foire agricole et d’élevage a enregistré 250 exposants et 1.357 sujets, dont des moutons de race ”ladoum”, des vaches, des chevaux de course et des volailles de race.
M. Fall a saisi l’occasion de la cérémonie officielle de l’édition 2026 de la Foire agricole et d’élevage, dont le parrain était le ministre du Pétrole et des Energies, Birame Soulèye Diop, pour faire part aux autorités de la détresse des éleveurs face au vol de bétail.

‘’Nous sommes victimes de vol, parfois même avec violence. Nous avons besoin du soutien des autorités pour plus de sécurité’’, a dit le président du REIT.
Selon lui, le Sénégal a besoin de plus d’autonomie, tant en termes d’aliments de bétail, que de viande et de lait.
Pour cela, il préconise le développement de la culture fourragère et la poursuite de l’amélioration génétique de nos races locales.
Pour le représentant du parrain, Adama Diawara, par ailleurs éleveur et membre du REIT, ‘’il faut quitter les villes et retourner dans les campagnes pour cultiver, mais surtout développer l’agriculture et l’élevage’’.
Soulignant la nécessité de développer des cultures fourragères, il a appelé à ”dépasser cette forme d’agriculture pastorale et à aller vers l’agriculture intensive”.
Le développement de cette forme d’agriculture ”passera par l’implication des banques, mais également de l’État du Sénégal’’.
“Nous avons une forte dépendance en termes de viande, de moutons pour la Tabaski, pour les événements religieux, mais également en termes de lait”, a souligné M. Diawara.

‘’Nous ne pouvons plus continuer à faire de l’élevage dans nos villes, mais nous devons aller vers la campagne, pousser les gens à retourner au terroir, pour soutenir l’agriculture et l’élevage, afin de relever le défi de (cette) dépendance’’, a plaidé M. Diawara.

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