Thiès, 26 fév (APS) – Des élus territoriaux de la région de Thiès (ouest) et des acteurs de la société civile se sont retrouvés lundi, dans la cité du rail, pour s’imprégner du programme de financement direct ou de gouvernement à gouvernement (G2G, en anglais), après que la région a été enrôlée dans cette initiative américaine, par l’intermédiaire de l’USAID, l’Agence des Etats-Unis pour le développement international.

Le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (CONGAD), partenaire de mise en œuvre de l’USAID dans le cadre de ce projet de gouvernement à gouvernement, a organisé cette rencontre à l’intention d’élus territoriaux et d’acteurs de la société civile.

Le programme cible les secteurs prioritaires que sont l’éducation, la santé, l’eau et l’assainissement.

Le G2G finance à hauteur de 50% les projets planifiés, dont les résultats ont été atteints, a expliqué Ibrahima Fall, président de la cellule régionale du Conseil des organisations non-gouvernementales d’appui au développement à Thiès.

“La nouveauté, c’est qu’ici, ce sont les résultats qui vont être financés. On se projette sur des résultats, et c’est l’atteinte de ces résultats qui permettra de recevoir ces ressources”, a relevé Ibrahima Fall.

Selon lui, c’est une façon d'”inciter les gens à aller travailler directement pour avoir des résultats tangibles”.

Le programme a été testé dans les régions de Kaffrine, Kaolack et Ziguinchor, avec des résultats probants, qui ont encouragé l’USAID à l’étendre à d’autres régions. “Cette année, la région de Thiès va être intégrée dans le processus”.

“C’est la raison pour laquelle nous avons aujourd’hui jugé nécessaire de convier les organisations de la société civile, mais aussi les collectivités territoriales pour les informer de ce processus”, a expliqué Ibrahima Fall.

Le succès du programme dans la région dépendra de la planification qui sera faite au niveau des collectivités territoriales, mais en partenariat avec les autorités administratives, a-t-il relevé, précisant que c’est l’Etat du Sénégal qui est financé, via ses démembrements.

Un comité régional dirigé par le gouverneur et au sein duquel siégeront les chefs de services déconcentrés des secteurs prioritaires ciblés, supervisera le programme.

Cette instance élaborera un plan de travail annuel, qui sera financé en aval par le programme.

Les ONG interviendront en tant que facilitateurs, mais aussi dans le suivi de l’exécution des plans de travail.

L’objectif visé durant ces deux jours, est de permettre aux participants de “comprendre ce qu’est le G2G”, en tant qu’approche de développement, ainsi que “son mode de fonctionnement”.

Ils devront connaître les secteurs prioritaires choisis et les activités éligibles, puisque les financements porteront sur des “domaines spécifiques”.

De même, les participants devront comprendre que ce sont “les résultats qui sont financés et pas les procédures”, et que le volume financier que le projet mettra à la disposition des acteurs, dépendra d’abord de la planification, mais aussi des besoins, de la contrepartie des acteurs. Leur capacité à absorber ces ressources sera aussi déterminante.

ADI/BK

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