Thiès : des chercheurs explorent de nouvelles approches pour améliorer le suivi des écosystèmes de mangrove
Thiès : des chercheurs explorent de nouvelles approches pour améliorer le suivi des écosystèmes de mangrove

SENEGAL-AFRIQUE-ENVIRONNEMENT

Thiès, 20 déc (APS) – Des chercheurs et experts prennent part au colloque international Tamao 2025, organisé, par l’Ecole polytechnique de Thiès (EPT), en partenariat avec l’université Côte d’Azur (France), le Centre national de la recherche scientifique-(CNRS-France) et l’université Assane Seck de Ziguinchor (Sénégal), dans le but d’explorer de nouvelles approches destinées à améliorer la cartographie et le suivi environnemental des écosystèmes de mangrove en Afrique de l’Ouest.

Cet événement international, qui s’est ouvert jeudi, prend fin ce samedi. Au cours de ces trois jours de réflexion, les participants vont explorer, de nouvelles approches utilisant la télédétection et l’intelligence artificielle pour améliorer la cartographie et le suivi des écosystèmes de mangrove d’Afrique de l’Ouest. 

Le thème de cette année est intitulé ‘’Télédétection appliquée à la cartographie de l’état et des dynamiques des mangroves d’Afrique de l’Ouest : vers la fin des controverses ? ’’.

Le chercheur Amadou Tahirou Diaw, du Laboratoire d’enseignement et de recherche en géomatique de l’EPT de Thiès, a relevé qu’il y a ‘’une très grande utilisation de la télédétection dans la recherche sur les écosystèmes de mangrove présents à travers plus de 120 pays dans le monde, soit sur une superficie totale de 147 mille kilomètres carrés’’.

Le professeur Julien Andrieu, spécialiste des mangroves à l’université Côte d’Azur, a souligné que la tendance à la dégradation des écosystèmes de mangrove dans le reste du monde épargne jusque-là l’Afrique de l’Ouest. ”Il y a une tendance un peu contraire en Afrique de l’Ouest où les mangroves ne sont pas menacées par l’élevage de crevettes par rapport au reste du monde”, a-t-il dit, affirmant que ”les mangroves se portent bien en Afrique de l’Ouest et sont bien conservées pour des raisons liées aux tendances climatiques”.

Il a indiqué que ces écosystèmes spécifiques ont même connu une augmentation de superficie au cours des vingt dernières années en Afrique de l’Ouest, relevant l’importance de ces écosystèmes pour l’environnement.

”Elles permettent de stocker le carbone que les sociétés humaines émettent dans l’atmosphère, protègent les villages des cyclones, des tsunamis ainsi que le développement de la reproduction des poissons”, a-t-il ajouté.

BT/HK/AB