SENEGAL-EDUCATION-REFORME
Thiès, 9 juin (APS) – Divers acteurs de l’éducation se sont retrouvés, lundi, à Thiès autour d’une réflexion sur la refondation du système éducatif sénégalais, à travers ses curricula, a constaté l’APS.
Des représentants de l’administration territoriale, des inspecteurs de l’éducation et de la formation, des directeurs d’écoles, des chefs de services rattachés à l’inspection d’académie, des chefs d’établissements de formation professionnelle, des présidents de chambres consulaires, ainsi que des partenaires techniques et financiers, avaient pris part à cette rencontre.
“Ce forum est le cadre idéal pour poser les jalons de la refondation du système éducatif”, a déclaré le chef du bureau de suivi du ministère de l’Education nationale, Abdou Thiaw.
Selon M. Thiaw, “la refondation de notre système éducatif est le moteur de sa transformation systémique”.
Cette refondation se décline opérationnellement dans la Lettre de politique sectorielle de développement 2025-2029 du ministère de l’Education nationale, conformément à l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, a-t-il indiqué.
Il relève que la vision du ministère consiste à faire évoluer le système éducatif vers “une société éducative inclusive et efficiente”, afin de former à l’horizon 2035, un citoyen “bien adossé à son socle endogène de valeurs africaines et spirituelles, tout en étant préparé au défi du développement durable des sciences et technologies du numérique et de l’intelligence artificielle”.
Pour donner corps à cette vision, explique-t-il, le ministère de l’Education nationale articule son action autour de “cinq axes stratégiques”.
Il s’agit de “valoriser la profession enseignante”, l’enseignant étant “le premier vecteur de transformation”, d’améliorer l’environnement scolaire pour “des espaces d’apprentissage sûrs, modernes et stimulants”.
Le renforcement de l’équité et de l’inclusion sociale et scolaire est un autre axe de cette politique, qui ne veut laisser aucun élève en rade.
S’y ajoutent la mise en œuvre de réformes pédagogiques stratégiques pour une école en phase avec son époque et, enfin, l’amélioration de l’efficacité et de la gouvernance du ministère, un axe placé sous le sceau de la transparence et de la performance.
Selon lui, cette dynamique s’appuie sur une directive du Conseil interministériel sur la rentrée scolaire 2025-2026, qui instruit les acteurs de veiller à une adaptation continue des curricula de formation, valorisant l’éducation civique pour “une jeunesse ancrée dans des valeurs culturelles fortes”.
Les programmes d’enseignement devront aussi prendre en compte, dans la nouvelle orientation, les taux d’achèvement, la montée en puissance de l’informatique, du numérique, de l’intelligence artificielle, des sciences et technologies, des langues nationales, ainsi que de l’enseignement arabe.
“Le projet de refondation des curricula touche à plusieurs dimensions indispensables à une transformation qualitative et durable de notre système éducatif”, a pour sa part relevé l’adjoint au gouverneur de Thiès, chargé du développement, Ababacar Sadikh Niang.
Pour lui, il s’agit essentiellement de la finalité de l’école et des apprentissages, de la pertinence des programmes, des supports et des méthodes pédagogiques, de la formation des enseignants, des infrastructures et matériels de base.
A cela, insiste-t-il, “s’ajoutent la prise en compte des enjeux liés à l’équité et à l’inclusion sociales, à la préservation des valeurs et des normes, à la promotion des sciences et techniques, du numérique et de l’employabilité des jeunes, entre autres”.
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