SENEGAL-CULTURE-ENCADREMENT
Dakar, 17 mars (APS) –La première édition du Festival sénégalais des métiers des industries créatives (FESMETIC) aura lieu du 2 au 3 mai prochain au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), a appris l’APS, lundi, de son promoteur Fallou Sarr.
M. Sarr, directeur de BSM 396, une société qui accompagne les entrepreneurs locaux, intervenait lors d’une journée de lancement du FESMETIC dédiée à faire connaître cette plateforme d’expositions des produits locaux ”Made in Sénégal”. La rencontre s’est tenue au siège de la Direction de l’entreprenariat rapide pour les jeunes et les femmes (DER/FJ).
Cette première édition du FESMETIC va regrouper des entrepreneurs de quatre secteurs des industries créatives, à savoir, la mode, le cuir, la bijouterie, les accessoires et les cosmétiques nationales.
‘’La journée de lancement, vise à faire connaître le FESMETIC au public, aux entrepreneurs, mais aussi aux partenaires financiers. Les institutions publiques nationales et internationales prennent également part à cette initiative pour soutenir le secteur des industries créatives’’, a affirmé M. Sarr.
‘’On a des entrepreneurs de tous les secteurs, on a aussi l’essentiel des institutions publiques partenaires du FESMETIC, mais aussi des institutions privées partenaires’’, a insisté son promoteur.
Fallou Sarr estime qu’il y a ”énormément de bonnes choses qui se font en terme de créativité au Sénégal, notamment, dans le cosmétique naturel et il suffit d’aller dans les foires sur le plan local et à l’international pour s’en rendre compte”.
Mais, a-t-il fait valoir, le constat est que beaucoup d’entrepreneurs n’arrivent pas à accéder au marché. ‘’C’est une minorité qui vend au Sénégal et à l’étranger. Beaucoup n’arrivent pas à percer ce marché, cela est un problème’’, a-t-il signalé au terme d’échanges entre entrepreneurs et représentants d’institutions publiques pour l’accompagnement des Petites et moyennes entreprises sénégalaises.
Fallou Sarr a relevé que le marché des industries créatives n’est pas bien structuré. ‘’Un secteur qui n’a pas un marché structuré, c’est un secteur qui est voué à la carte, c’est-à-dire que c’est vraiment du surplace’’, a-t-il fait observer.
Il a souligné aussi que le secteur n’est pas bien connu du monde financier. Il y a des gens qui hésitent encore à investir dans ce secteur, a-t-il indiqué, se réjouissant que le gouvernement aujourd’hui ait décidé de promouvoir le consommer local, c’est-à-dire le ”Made in Sénégal”.

L’ambition du FESMETIC est de contribuer à ‘’décloisonner la créativité’’ sénégalaise en l’exposant aux Sénégalais, mais aussi aux étrangers.
Selon le directeur de BMS 396, une centaine d’entrepreneurs ont manifesté leur souhait de participer à cette plateforme pour exposer leurs produits, vendre et se connecter à d’autres entrepreneurs.
Des panels, des rencontres B&B, des masters class importants pour le renforcement des capacités des entreprises sénégalaises sont au programme de cette première édition.
‘’Des entrepreneurs vont rencontrer d’autres entrepreneurs comme eux, avec lesquels ils pourront travailler. Ils vont rencontrer des investisseurs, qui pourront leur faire confiance et financer leurs projets d’entreprise. Ils vont aussi rencontrer des exportateurs, des distributeurs; Il vont aussi apprendre’’, a listé M. Sarr.
Les institutions comme la DER/FJ, l’ADEPME, le Bureau de mise à niveau, l’Union des chambres de commerce du Sénégal entre autres structures, présentes lors de cette journée, ont apporté des éclairages sur la formalisation, l’existence et les opportunités d’affaires pour les PME et GIE.
Venue de Mbour, Sophie Adama Bob, se dit satisfaite de cette journée de lancement du FESMETIC, mais sa présence a été surtout guidée par les opportunités qu’elle peut avoir pour sa marque d’habillement ‘’Bin moosaane’’ (la maison de Moosaane en sérère).
‘’J’étais aussi venue voir quelles opportunités techniques ou financières puis-je avoir pour notre GIE +Couture pour l’avenir+ qui œuvre beaucoup plus dans le développement de l’insertion professionnelle et de l’entrepreneuriat pour les jeunes, plus particulièrement les filles à Mbour”, a-t-elle avancé.
”Nous dispensons des programmes de formation pour les jeunes filles qui veulent évoluer dans les métiers de la couture afin de leur donner la chance de pouvoir y évoluer (…) nous ciblons plus des jeunes qui sont issus de milieux modestes’’, a-t-elle expliqué.
FKS/ASB/MTN

