SENEGAL-ECONOMIE
Dakar, 11 fév (APS) – Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a dit, mercredi, à Dakar, considérer le futur pôle-territoire du Centre comme ‘’le cœur industriel’’ de la filière sel du Sénégal.
Il propose de rendre ce produit plus compétitif sur le marché international.
‘’La filière sel permet de faire du pôle-territoire Centre le cœur industriel du sel sénégalais. Cela permettra de bâtir, d’ici à 2050, un écosystème territorial intégré autour du sel, qui couvre l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production […] aux services d’appui en passant par la transformation industrielle, la logistique de transport notamment, et le stockage’’, a écrit la porte-parole du gouvernement, Marie Rose Faye.
‘’Le Premier ministre rappelle l’ambition portée par l’État, qui est de faire du sel du Sénégal un label de qualité, [un produit] leader du marché régional, compétitif sur le marché international’’, a ajouté Mme Faye dans le communiqué du Conseil des ministres.
Elle rapporte que, lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement, Ousmane Sonko ‘’a […] souligné le potentiel stratégique de la filière sel’’.
‘’Il a rappelé la place du Sénégal, qui figure parmi les principaux producteurs africains de sel et demeure le premier producteur et exportateur significatif d’Afrique de l’Ouest, avec une production annuelle estimée à plus de 500 000 tonnes’’, a noté la porte-parole du gouvernement, également secrétaire d’État chargée des Relations avec les institutions.
‘’La contribution économique du [sel à l’économie sénégalaise] reste limitée. La valeur de la production de sel représente environ 0,3 % du PIB national, alors qu’une part importante de cette production est encore exportée [à l’état] brut ou faiblement transformée’’, a ajouté Marie Rose Faye en citant M. Sonko.
Le Premier ministre est d’avis que ‘’cette situation réduit la valeur captée par l’économie nationale et entretient une dépendance à l’importation pour certains produits raffinés et dérivés chimiques’’.
‘’Or, le développement stratégique de cette filière représente une opportunité majeure pour renforcer la base industrielle nationale, améliorer la balance commerciale, stimuler les économies locales et favoriser l’émergence d’industries à forte valeur ajoutée’’, lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres.
‘’À l’horizon de 2034, la filière sel présente un potentiel de plus de 30 000 emplois formels et un chiffre d’affaires de 350 milliards de francs CFA’’, ajoute la même source.
ESF

