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Dakar, 9 avr (APS) – La sécurité sanitaire mondiale dépend d’approches intégrées et multisectorielles, en particulier dans les pays du Sud, relève une déclaration de Galien Africa, lue à la clôture, à Lyon (France), du Sommet ‘’One Heath’’ (Une seule santé).
Le Sommet “One Health”, organisé du 5 au 7 avril, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, avait pour ambition de promouvoir l’approche d’une gestion de la santé humaine, animale et environnementale.
La rencontre a lieu dans un contexte où le changement climatique, la dégradation des ressources naturelles et la perte accélérée de biodiversité menacent gravement la santé, la nutrition et le bien-être des populations.
Dans la déclaration, Galien Africa, qui porte le lead des participants africains à ce sommet, souligne que la souveraineté sanitaire constitue une priorité stratégique pour les pays africains. ‘’L’innovation locale et la production régionale sont essentielles pour réduire les vulnérabilités structurelles’’, relève le texte qui ajoute que ‘’les données scientifiques, climatiques et sanitaires doivent être mieux intégrées pour les crises’’.
L’implication des communautés, des jeunes et des femmes est indispensable à la réussite durable des politiques publiques, selon la déclaration qui précise que les participants africains ont appelé à transformer les engagements en actions concrètes, mesurables et financées, afin de faire de l’approche ‘’One Health un levier structurant”.
En adoptant cette Déclaration comme ‘’un engagement commun en faveur d’un avenir plus juste, plus sûr et plus durable pour toutes les populations, les Africains réaffirment leur volonté de poursuivre le dialogue, de renforcer les partenariats multisectoriels’’.
Galien Africa, dirigé par l’ancien ministre de la Santé du Sénégal, Awa Marie Coll Seck, appelle les gouvernements, institutions régionales et partenaires internationaux à ‘’institutionnaliser durablement l’approche One Health, à renforcer les cadres juridiques et institutionnels favorisant une gouvernance multisectorielle intégrée et coordonnée’’.
Il s’agit également pour les Africains de ‘’développer des systèmes d’alerte précoce intégrés et de mettre en place des mécanismes anticipatifs reliant santé, climat et environnement afin de prévenir efficacement les crises sanitaires”, selon la déclaration finale.
La déclaration recommande également d’investir dans les données et les technologies géospatiales, de promouvoir l’utilisation stratégique des données pour soutenir la planification, la prévention et la prise de décision fondée sur des preuves.

L’idée est de ‘’garantir l’accès libre, équitable et sécurisé à des données fiables, d’encourager l’innovation africaine adaptée aux réalités locales, de soutenir les innovations frugales et contextuelles répondant aux besoins spécifiques des populations africaines’’.
Plus de 200 participants issus des secteurs de la santé humaine, animale et environnementale, ainsi que des institutions publiques du monde académique, de la société civile, des médias et de la jeunesse africaine, ont échangé sur les défis et perspectives de la mise en œuvre de l’approche One Health en Afrique.
Le 7 avril 2026, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, Lyon a accueilli à l’initiative du Président Emmanuel Macron le ‘’One Health Summit’’.
Pour la première fois, des dirigeants du monde entier se sont réunis pour accélérer la mise en œuvre de l’approche ‘’Une seule santé’’ au croisement des enjeux humains, animaux et environnementaux.
ADL/HK/ADC

