SENEGAL-HANDBALL-STRATEGIE
Tivaouane, 28 avr (APS)- Le président de la Fédération sénégalaise de handball, récemment réélu à la tête de cette instance sportive, a fait part de son ambition de travailler au développement du handball dans le pays, en s’appuyant sur l’école pour élargir la base des pratiquants et améliorer la détection des talents.
“Le développement du handball passe nécessairement par l’école”, a indiqué Seydou Diouf à l’APS, en marge de la 7-ème édition du Regroupement des éleveurs de Tivaouane pour la promotion de l’élevage ladoum (REPTEL), qu’il était venu visiter, lundi.
M. Diouf a évoqué un programme de relance du handball scolaire, avec l’introduction progressive de classes spécialisées dans les établissements, notamment dans les chefs-lieux de département.
“L’objectif, a-t-il expliqué, est d’élargir la base de pratiquants, améliorer la détection des talents et créer un vivier solide pour les sélections nationales”.
Seydou Diouf qui a rempilé à la tête de la Fédération sénégalaise de handball a abordé les grandes orientations de son nouveau mandat, axées sur le renforcement de la formation, le développement du handball à la base et la refonte du modèle de financement du sport.
Pour lui, la priorité reste la structuration durable de la discipline, à partir des fondations.
Il a insisté, à ce propos, sur le rôle stratégique de l’encadrement technique. D’où l’importance de la nomination d’un directeur technique national, pour davantage professionnaliser la filière, avec un accent particulier sur la formation continue des entraîneurs et des arbitres.
“Sans encadrement qualifié, il ne peut y avoir de performance durable”, a-t-il affirmé, notant que l’amélioration du niveau technique est un levier essentiel pour hisser le handball sénégalais au niveau des standards internationaux.
Au-delà de la formation classique, la fédération entend également explorer le potentiel du beach handball, discipline en pleine expansion.
Il a exprimé l’ambition de “franchir un nouveau cap”, à travers la mise en place d’un championnat structuré et d’un calendrier régulier de compétitions, au profit des sélections nationales déjà performantes sur la scène africaine.
Cette orientation s’inscrit, selon lui, dans une stratégie plus globale de diversification des pratiques et de préparation aux grandes échéances internationales, notamment les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, prévus dans le pays du 31 octobre au 13 novembre.
Sur le plan des performances, Seydou Diouf évoqué les “progrès” enregistrés ces dernières années, notamment en termes de régularité des compétitions nationales et de positionnement de l’équipe féminine “parmi les meilleures en Afrique”, avec à la clef des qualifications répétées aux championnats du monde.
Des acquis que la fédération entend consolider tout en élargissant son influence dans les instances continentales.
Un autre modèle de financement pour le sport
Pour le dirigeant sportif et ancien député à l’Assemblée nationale, le véritable défi reste celui du financement. Il plaide pour une transformation en profondeur du modèle économique du sport sénégalais. “Le financement [du sport] ne peut plus reposer uniquement sur l’État”, a-t-il insisté, appelant à une mobilisation accrue du secteur privé à travers le sponsoring et le mécénat.
Il a également invité les collectivités territoriales à jouer un rôle plus actif, en définissant “de véritables politiques sportives locales, adossées à des projets structurants”.
Il propose, par exemple, que chaque territoire identifie ses disciplines porteuses et y investisse, de manière stratégique, afin de “maximiser l’impact des ressources disponibles”. Une approche qui, selon lui, permettra non seulement de renforcer la compétitivité des clubs, mais aussi de favoriser un développement harmonieux du sport à l’échelle nationale.
MKB/ADI/BK

