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Sédhiou, 6 mars (APS) – La ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Maimouna Dièye, a annoncé jeudi, à Sédhiou (sud), une enveloppe de 300 millions de francs CFA destinée à promouvoir l’entrepreneuriat des femmes de la région.
‘’Cette somme allouée par le fonds national de crédit pour les femmes et de fonds national de promotion pour l’entrepreneuriat féminin va permettre aux femmes de développer leurs activités économiques’’, a-t-elle notamment expliqué.
La ministre intervenait à l’étape de Sédhiou de la caravane de la semaine nationale de la femme axée sur le thème : ‘’L’opérationnalisation du plan de redressement économique et social +Jubanti Koom+”.
Elle a rappelé que la dynamique engagée aujourd’hui, par le gouvernement entre pleinement dans le cadre de la vision stratégique définie par le président de la République Bassirou Diomaye Faye, à travers l’Agenda 2050.
Cette politique est fondée sur la transformation structurelle de l’économie, la valorisation du capital humain, la justice sociale et l’inclusion territoriale, a-t-elle rappelé.
Le gouvernement du Sénégal sous la conduite du Premier ministre, Ousmane Sonko a adopté le ‘’Plan de redressement économique et social ‘’Jubanti Koom’’, instrument opérationnel de cette vision, a fait savoir Maimouna Dièye.
Selon elle, ”aucun développement durable ne se fera sans la participation de la femme’’.
Elle a souligné que l’emploi des jeunes et des femmes, la souveraineté économique, la justice dans la redistribution des opportunités constituent des priorités majeures de l’Agenda 2050.
Le développement commence dans les foyers, dans les marchés, dans les champs, dans les ateliers et là où les femmes travaillent chaque jour avec courage, a affirmé Mme Dièye.
L’économie réelle a un visage, a-t-elle ajouté, celui des femmes debout. Chaque groupement féminin est un levier de transformation, chaque micro-projet porté par une femme est une pierre posée dans l’édifice nationale.
A l’en croire, le pole territoire sud constitue un tissu de l’autonomisation économique des femmes à travers ses terres fertiles et ses ressources variées notamment l’horticulture, l’arboriculture ainsi que la transformation des produits locaux. Les ressources forestières et halieutiques offrent également d’importance capitale dans la transformation et la commercialisation, a-t-elle dit.
Malgré ces atouts considérables, plusieurs défis persistent tels que ‘’ l’accès limité aux financements, aux équipements, aux intrants agricoles, l’insuffisance d’unités de transformation, l’emballage, entre autres’’, a fait observer la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités.

Elle a évoqué également l’enclavement de certaines zones, la pauvreté rurale et la vulnérabilité sociale des zones surtout reculées. Ces contraintes freinent les efforts des femmes à la transformation économique voulue par le gouvernement, a estimé Maimouna Dièye.
Elle a mis en exergue la loi d’orientation de l’autonomisation économique des femmes qui constitue un levier stratégique majeur.
Cette loi vise à garantir un accès équitable des femmes aux ressources productives, à faciliter leur accès au financement, à promouvoir leur participation à la chaîne de valeur et à renforcer leur accès au marché public (…) afin de lever les barrières qui freinent les initiatives économique.
Elle a indiqué que les solutions locales portées par les femmes sont la force silencieuse de l’économie nationale.
‘’Le redressement du Sénégal ne se décrète pas, il se construit avec les femmes. Elles sont les actrices stratégiques du redressement nationale’’, a fait remarquer le ministre de la Famille.
Maimouna Dièye a profité de l’occasion pour visiter la maison de la femme et a procédé aussi à la remise de denrées alimentaires aux écoles coraniques de la commune de Sédhiou.






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