SENEGAL-COLLECTIVITE-DEVELOPPEMENT
Sédhiou, 6 fév (APS) – Le projet Adaptation et valorisation entrepreneuriales en irrigation et agriculture rurales (AVENIR), financé par Affaires mondiales Canada (AMC) avec l’appui de MEDA et du Centre international pour l’agriculture tropicale (CIAT), a présenté le bilan de ses actions après sept années d’intervention dans les régions de Sédhiou (sud) et Tambacounda (est).
Au cours des ateliers de restitution tenus à Bounkiling et Goudomp, jeudi et vendredi, les responsables du projet ont dressé le bilan des interventions, partagé les leçons apprises et formulé des recommandations pour garantir la durabilité des acquis.
Lancé en 2019, le projet AVENIR s’était fixé comme priorités l’autonomisation économique des femmes et des jeunes, le développement d’une agriculture résiliente face aux changements climatiques et le renforcement de la gouvernance locale de l’eau, a expliqué Issa Ouédraogo, représentant du CIAT et de MEDA, lors de la clôture de l’atelier à Goudomp.
Selon lui, “plus de 11.000 producteurs directs et 25.000 indirects dans les régions de Sédhiou et Tambacounda ont été touchés par les activités du projet Avenir, générant des emplois ruraux et contribuant à la stabilité des ménages agricoles”.
”Nous ne sommes pas là pour clôturer un projet, mais pour ouvrir une transition où les acteurs, les autorités locales et les services techniques doivent passer pour consolider les acquis et introduire les documents dans les plans communaux et la politique départementale”, a-t-il recommandé.
Avant l’arrivée du projet, ”nous n’avions ni eau pour nos activités maraîchères ni clôtures pour protéger nos périmètres. Grâce à AVENIR, nous avons pu démarrer nos activités dans de meilleures conditions”, a témoigné Francisca Diouf, membre du groupement “Baragnini” (chercher du travail) de Bounkiling.
Cet accompagnement s’est matérialisé par l’acquisition de kits de pompes pour l’accès à l’eau, de grillages pour sécuriser les périmètres maraîchers, des formations en gestion financière et en production de farine enrichie pour renforcer la sécurité alimentaire.

Les préfets des départements de Bounkiling et de Goudomp ont salué l’impact du projet sur la vie quotidienne des populations, notamment dans l’amélioration des pratiques maraîchères et l’accompagnement des femmes et des jeunes.
Alors que les activités du projet doivent s’achever dans deux mois, les autorités territoriales ont plaidé pour l’avènement d’une deuxième phase qui pourrait être élargie à l’élevage et à d’autres filières porteuses, tout en renforçant l’appui technique et l’encadrement des bénéficiaires.
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