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Mbour, 25 août (APS) – Le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), Ndiaga Basse, a insisté sur la nécessité pour les États membres de la région d’information de vol (FIR) de Dakar, de renforcer la mutualisation de leurs moyens entre dans une perspective d’améliorer l’efficacité des opérations de recherche et de sauvetage en cas d’accident ou de détresse aérienne.
‘’Le mot clé, c’est le sauvetage des vies humaines en cas d’accident’’, a-t-il relevé, lors de l’ouverture d’un atelier régional consacré à la recherche et au sauvetage (SAR) des aéronefs en détresse et de leurs occupants.
La rencontre réunit les représentants des États couverts par la FIR de Dakar que sont le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Côte d’Ivoire, le Mali et la Mauritanie.
Selon M. Basse, cet atelier visait à ‘’harmoniser les procédures’’ et de favoriser la signature de mémorandums d’entente entre les différents États, afin de permettre aux centres de coordination et de sauvetage de travailler davantage en synergie.
‘’Il faut les mettre ensemble pour que nous puissions coopérer, coordonner, mais surtout mutualiser les efforts pour être beaucoup plus efficients en cas de besoin’’, a-t-il insisté.
Le directeur général de l’ANACIM a souligné l’importance de la rapidité d’intervention dans les situations de détresse aérienne, notant que ‘’chaque minute’’ compte pour sauver des vies.
Il a expliqué que les services de navigation aérienne, notamment l’ASECNA et, dans certains cas, l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), déclenchent les phases d’urgence après la détection d’une situation de détresse.
Le Centre de coordination et de sauvetage (CCS) de Dakar, placé sous la responsabilité de l’Armée de l’air, prend ensuite le relais pour rechercher l’aéronef en difficulté et déployer les moyens nécessaires au secours des occupants, a-t-il expliqué.
Le chef d’état-major de l’Armée de l’air et directeur du Centre de coordination et de sauvetage de Dakar, le général de brigade aérienne Pape Alioune Cissé, a insisté sur la nécessité de ‘’resserrer les liens’’ entre les différents centres de coordination et de sauvetage relevant de la FIR de Dakar.
Il a rappelé que cette zone d’information de vol couvre une superficie d’environ huit millions de kilomètres carrés, ‘’ce qui rend indispensable une coopération étroite entre les différents États concernés’’.
‘’Il faut être en mesure de répondre à l’appel de l’aéronef en détresse et de ses survivants’’ a-t-il déclaré, présentant l’opérationnalité des centres de coordination et de sauvetage comme ‘’un enjeu majeur’’.

Le général Cissé a également plaidé pour la conclusion rapide d’accords entre les États afin d’encadrer juridiquement le partage des moyens et des ressources.
‘’Il faut qu’on signe des MOU, des accords, c’est important’’, a-t-il insisté, estimant qu’il serait difficile de mutualiser les ressources sans disposer de cadres de coopération formels.
Il a notamment cité le cas de la Mauritanie, avec laquelle le Sénégal partage certaines ressources et certains codes, tout en relevant l’absence d’accord formel entre les deux pays dans ce domaine.
Pour le chef d’état-major de l’Armée de l’air, la coordination, la coopération et la mutualisation des moyens, des ressources et des procédures doivent constituer les principaux leviers pour renforcer la recherche et le sauvetage dans la FIR de Dakar.
‘’Même les pays les plus puissants, les États-Unis, le Japon, quand il y a une catastrophe, qu’elle soit aérienne ou naturelle, ont besoin des autres. À plus forte raison, nous, Africains, avec peu de moyens’’, a souligné Pape Alioune Cissé.
Il a salué, dans ce cadre, la collaboration entre l’ANACIM, l’ASECNA, le bureau régional de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), le bureau d’enquête sur les accidents et les autres structures impliquées dans la recherche et le sauvetage.
DS/SMD/MTN
