Secteur de l’électricité : le MCA appelle à une meilleure appropriation des réformes en cours
Secteur de l’électricité : le MCA appelle à une meilleure appropriation des réformes en cours

SENEGAL-ENERGIE-SENSIBILISATION

Dakar, 28 oct (APS) – Le directeur général du Millennium Challenge Account (MCA-Sénégal II), Oumar Diop, a insisté sur l’importance de l’appropriation des réformes du secteur de l’électricité par les professionnels des médias, dans le but d’assurer une meilleure compréhension de ces enjeux par les citoyens.

“Dans un secteur aussi stratégique que l’énergie, l’appropriation des réformes ne peut être efficace sans une communication et un dialogue avec toutes les parties prenantes. Un dialogue dans lequel les journalistes jouent un rôle majeur”, a-t-il déclaré.

Il a tenu ces propos lors d’un atelier d’information, de sensibilisation et de formation destinés au Collectif des journalistes économiques du Sénégal, mardi, une rencontre axée sur les réformes du secteur de l’électricité et le guichet unique.

Organisée en collaboration avec le ministère de l’Énergie et du Pétrole, elle a permis de renforcer les capacités des professionnels des médias, afin de les aider à mieux comprendre les transformations institutionnelles et réglementaires engagées dans le cadre du “Senegal Power Compact”, financé par le gouvernement américain, à travers le Millennium Challenge Corporation (MCC).

“La communication constitue un levier essentiel pour favoriser l’appropriation de ces changements, dont les effets attendus concernent aussi bien le fonctionnement du secteur que les conditions de vie des populations”, a souligné M. Diop.

Il a indiqué que c’est la raison pour laquelle MCA-Sénégal II et le ministère en charge de l’Énergie et du Pétrole s’inscrivent dans cette “dynamique de consolidation et de communication”, à travers des campagnes et des sessions d’information.

Le directeur général de MCA Sénégal a relevé que le secteur de l’énergie représente un “levier fondamental” pour la transformation économique et sociale.

Oumar Diop a rappelé que le “Senegal Power Compact” a été financé à hauteur de 550 millions de dollars américains – près de 290 milliards de francs CFA – par le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, en plus d’une contribution de 50 millions de dollars de l’Etat du Sénégal, soit près de 30 milliards de francs CFA.

Le programme mis en œuvre depuis septembre 2021, avec un délai d’exécution fixé à mars 2027, intervient sur trois axes : la modernisation du réseau de transport de l’électricité, l’amélioration de l’accès à l’électricité en milieu rural et la réforme du secteur.

Ce volet “Réforme” vise à réviser le cadre légal et à moderniser la gouvernance du secteur pour garantir la viabilité financière, à long terme, de Senelec, la Société nationale d’électricité du Sénégal.

Secteur de l'électricité : le MCA appelle à une meilleure appropriation des réformes en cours

Le ministère de l’Energie, dans une démarche “inclusive”, a estimé nécessaire d’impliquer les journalistes dans le processus de mise en œuvre de la stratégie de communication des réformes du secteur de l’électricité, a indiqué Oumy Khairy Diao Diop, secrétaire permanente à l’Énergie au ministère de l’Énergie et du Pétrole.

Dans cette optique, les professionnels de l’information ont un rôle “important à jouer” dans la compréhension des messages liés à la transformation du secteur de l’électricité.

“Vous permettez aux populations d’avoir une meilleure lisibilité de l’action des pouvoirs publics pour améliorer les conditions de vie des populations et connaître l’ampleur et l’immensité des défis qui attendent notre pays dans le futur”, a-t-elle déclaré.

Dialigué Faye, président du COJES, considère, pour sa part, qu’une réforme du secteur électrique qui n’est pas comprise par le public reste une réforme “fragile”.

“Elle peut être défaite par la désinformation, freinée par la résistance de ceux qui profitent du statu quo, ou tout simplement ignorée par les acteurs qui devraient s’en emparer”, a-t-il expliqué.

Il a signalé que le rôle du journaliste n’est pas d’être les “porte-voix” du programme, mais plutôt d’être les “traducteurs de sa complexité” pour les citoyens, les entrepreneurs, les décideurs locaux qui en sont les premiers bénéficiaires et les premiers acteurs.

Le président du COJES affirme que ces réformes vont “changer les règles du jeu” pour les investisseurs, les opérateurs et les consommateurs.

“Et ces réformes, précisément parce qu’elles sont profondes, requièrent une presse économique capable de les décrypter, de les expliquer et de les surveiller”, a-t-il soutenu.

MFD/HK/BK