Seck Dieng fait le bilan des deux ans du FDCUIC
Seck Dieng fait le bilan des deux ans du FDCUIC

SENEGAL-CULTURE-FINANCEMENT

Dakar, 23 juin (APS) – Le Fonds de développement des cultures urbaines et des industries créatives (FDCUIC), fonctionnel depuis seulement deux ans, a financé 200 projets aux termes de son premier appel à projets lancé en avril 2025, correspondant à une enveloppe globale de 540 millions de francs CFA, a-t-on appris de son directeur général, Seck Dieng.

Le FDCUIC a financé 200 projets pour son premier appel à projets lancé en avril 2025 sur les 728 projets soumis dont 428 éligibles, a-t-il indiqué dans un entretien avec l’APS.

Il a ajouté qu’une enveloppe de 540 millions de francs CFA avait été répartie aux 200 projets retenus et financés sur l’ensemble du territoire national, suivant des critères d’inclusion et d’équité territoriale.

Selon Seck Dieng, parallèlement à cet appel à projets, une rubrique est dédiée à l’appui, l’accompagnement à la mobilité artistique, même si l’année dernière, dans les procédures, tout a été réservé au volet appel à projets.

Certains des projets éligibles finalement rejetés bénéficient d’un accompagnement à travers des sessions de formation sur des modules tels que l’entreprenariat culturel, le leadership, la gestion financière d’une entreprise culturelle, le mécanisme de soumission à la plateforme dédiée, a-t-il signalé.

Il s’agit d'”outils rudimentaires, mais dont chaque acteur a besoin pour vite se lancer dans ce que nous appelons communément l’entrepreneuriat culturel”, une manière aussi, pour le FDCUIC, de “mieux prendre en charge l’exigence d’équité territoriale qui doit constituer la boussole [de son action] en faveur de tous les acteurs culturels du Sénégal, et principalement ceux évoluant dans les cultures urbaines et les industries créatives”, a encore fait valoir M. Dieng.

“Ce qui est important et mérite d’être mis en relief dans le bilan du Fonds […] c’est qu’au moins sur deux ans successifs, nous parvenons à bien prendre en charge le besoin d’accompagnement financier à travers notamment les appels à projets que nous avons lancés”, a-t-il déclaré.

En deux ans, a-t-il ajouté, le FDCUIC “a véritablement compris et bien porté le rôle qui est le sien”, relativement à l’appui, l’accompagnement financier qu’il doit apporter aux différents acteurs culturels.

L’objectif du FDCUIC est de “permettre à tous Sénégalais évoluant dans ce secteur de pouvoir avoir la chance de postuler [aux appels à projets], notamment ceux des zones reculées, c’est-à-dire ceux qui sortent du giron des centres urbains. C’est ce qui explique l’organisation, en 2025, de sessions de formation dans les régions de Louga et Diourbel”, a-t-il expliqué.

Le Fonds de développement des cultures urbaines a été créé en 2017 et placé sous la tutelle des ministères en charge de la Culture, de l’Economie et des Finances. Il bénéficiait à l’origine d’une ligne budgétaire de 300 millions de francs CFA passé ensuite à 600 millions de FCFA.

Un décret datant de 2023 a élargi ses compétences aux industries créatives, une évolution traduite par un changement d’appellation – Fonds de développement des cultures urbaines et des industries créatives -, sans compter que la structure dispose désormais d’un budget d’un milliard de francs CFA, selon son directeur général.

FKS/BK/SMD