SENEGAL-SANTE
Dakar, 18 avr (APS) – Le secteur de la santé privée au Sénégal compte entre 150 et 200 cliniques réparties à Dakar et dans les régions, a indiqué samedi le président de l’Association des cliniques privées du Sénégal (ACPS), le docteur Falilou Samb, précisant qu’une ”centaine de cliniques sont considérées comme légalement constituées”.
‘’Les cliniques privées sont entre 150 et 200 cliniques réparties à Dakar et dans les régions, dont seulement une centaine légalement constituée, c’est à dire en possession de tous leurs documents administratifs et autorisations d’exercer en règle”, a-t-il révélé.
Le docteur Samb intervenait lors de l’Assemblée générale ordinaire de renouvellement des instances de l’ACPS et de présentation de ses objectifs à l’avenir.
Il a précisé que les cabinets paramédicaux et les cliniques d’accouchement gérées par des sage-femmes sont prises en compte dans la liste des cliniques privées au Sénégal.
Le docteur Samb a indiqué que Dakar a six fois plus de structures sanitaires privées que de structures sanitaires publiques. ”Du côté de Thiès, c’est à peu près les mêmes données de même qu’à Kaolack, Ziguinchor, à Touba, ou encore à Diourbel et ailleurs’’, a ajouté le président de l’Association des cliniques privées du Sénégal.
Dénonçant l’exercice illégal de la médecine, le médecin rappelle qu’’‘’on ne peut pas se lever un bonjour pour se réclamer médecin ou sage-femme”.
”Il faut des diplômes et une reconnaissance avant d’exercer la médecine”, a-t-il insisté, soulignant que l’exercice de ce métier relève d’un cadre purement juridique.
Il a assuré que l’autorité judiciaire est en train de jouer pleinement son rôle de protection et avant-gardiste, rappelant qu’il y a trois conditions pour exercer la médecine selon le code de déontologie et la loi régissant son exercice au Sénégal. ”Il faut, a-t-il cité, être sénégalais, avoir un diplôme ou bien être un citoyen d’un pays qui a des accords avec le Sénégal et être également inscrit à l’ordre national des médecins du Sénégal”.
Il dit regretter par ailleurs la ‘’non-implication de l’ACPS dans la politique sanitaire du pays’’, soulignant que la santé privée participe à ‘’50% de l’offre de soins’’.
‘’Nous avons l’impression d’avoir un ministère dédié seulement au secteur public de la santé. On n’a pas un ministère global de la santé’’, déplore le président de l’Association des cliniques privées du Sénégal.
Il a affirmé que les cliniques privées jouent un rôle très important dans l’offre de soins et ce rôle-là nous voulons le revendiquer maintenant. Et non pas être passives
”En tant que responsables de cliniques privées, désormais on va être proactives, c’est-à-dire aller vers les plus hautes autorités pour jouer pleinement ce rôle dans l’échiquier sanitaire sénégalais’’, a indiqué le docteur Falilou Samb, annonçant dans cette dynamique, la mise en place d’une chambre patronale des cliniques privées du Sénégal.
‘’A travers cette instance, nous allons nous positionner comme des investisseurs”, a-t-il ajouté, soulignant que l’ensemble des cliniques privées du Sénégal font un chiffre d’affaires de plusieurs centaines de milliards de francs CFA’’.
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