SENEGAL–CULTURE
Saint-Louis, 26 avr (APS) – La salle de cinéma de l’Institut français de Saint-Louis (nord) a abrité, samedi, en marge de la première édition du Festival ‘’Ñoo Ko Bokk’’ [nous le partageons, en wolof], la projection de deux films explorant les territoires en circulation.
L’évènement inédit vise à créer des espaces de dialogue entre habitants, artistes, chercheurs et institutions autour des réalités locales.
Les courts-métrages ”Nyanga” (20 minutes) et ”Mudança” (27 minutes) ont été projetés devant un public connaisseur.
‘’Aujourd’hui, on a suivi deux films, deux courts-métrages. Le premier film s’appelle Nyanga. C’est un film d’une réalisatrice afro-mexicaine. Ce film retrace l’histoire coloniale à travers un personnage esclave qui a su résister face aux chaînes coloniales’’, a expliqué, à l’APS, Luz Espiro, Docteure en anthropologie et spécialiste des dynamiques migratoires en Argentine.

Le deuxième film, ”Mudanço”, a été réalisé par un bissau-guinéen et un brésilien. ”Ce film nous parle des conséquences de la colonisation mais surtout pour repenser le futur possible. C’est une invitation à repenser les connexions entre l’Afrique et l’Amérique Latine”, a indiqué Luz Espiro.
Elle a également rappelé que ”Mangui Fi”, un film de Esteban Tabacznik et Juan Manuel Bramuglia qui explore les territoires en circulation a été aussi projeté devant le public jeudi dernier.
Selon le synopsis, ce film-documentaire raconte l’histoire de deux sénégalais en Argentine qui affrontent la réalité de la migration.
La projection a été suivie d’une discussion entre le public et Francesca Fagandini Ruiz, du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), et Luz Espiro, anthropologue et spécialiste des dynamiques migratoires en Argentine.
La clôture du Festival Ñoo Ko Bokk [nous le partageons, en wolof] est prévue ce dimanche 26 avril 2026 au Centre culturel Le Château.
CGD/AMD/OID

