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Saint-Louis, 29 jan (APS) – Le point focal de l’Union nationale des apiculteurs du Sénégal (UNPS) dans la région de Saint-Louis, Modou Cissé, a invité jeudi les jeunes à s’investir dans l’apiculture, une activité ”extrêmement rentable” et qui ne demande pas beaucoup d’investissements.
‘’En ce qui concerne l’activité en tant que telle, elle est une opportunité pour les jeunes”, a dit M. Cissé dans un entretien avec l’APS, en marge d’une cérémonie de remise de kits apicoles et d’attestations de formation à 35 jeunes de la région.
L’apiculture ”est extrêmement rentable, dans la mesure où dès que vous avez des colonies d’abeilles qui habitent la ruche, la seule chose que vous devez faire, c’est d’amener de l’eau pour permettre aux abeilles de boire”, a-t-il fait valoir.
“Vous ne les nourrissez pas, vous ne donnez absolument rien et si vous en avez plusieurs ruches, ça peut vous rapporter, vous pouvez avoir deux récoltes par an”, a-t-il insisté.
Une ruche, au maximum de sa production, peut valoir à son exploitant jusqu’à 18, 19, 20 kilos de miel et de cire, selon Modou Cissé.
”Si on sait que le kilogramme de miel se négocie entre 4 000 et 5 000, voire 6 000 francs, ça dépend des types de miel, vous voyez ce que cela peut vous rapporter”, a-t-il dit, signalant que ”l’activité n’est pas contraignante parce que vous n’êtes pas tout le temps en train de surveiller ou bien en train de donner à manger”.
“Donc voilà, plus vous avez de ruches, plus vous pouvez récolter de miel, vendre et gagner de l’argent”, a insisté Modou Cissé, invitant les jeunes à explorer davantage ce créneau pour gagner leur vie.
L’apiculture peut être un apport extrêmement important pour celui qui l’investit, notamment les agriculteurs, avec la pollinisation des arbres et des cultures, a expliqué M. Cissé.
Il relève toutefois que pour des questions de sécurité, cette activité doit se mener loin des lieux d’habitation. D’où son association avec l’agriculture mais elle peut se mener seule aussi, a-t-il indiqué.
Les choses ne s’arrêtent pas là, car certains pourraient éventuellement s’intéresser à la location des ruches pour la pollinisation des cultures.
“Et ça, c’est payant parce qu’il y a des organisations, il y a des producteurs qui louent des ruches uniquement pour [la pollinisation des cultures]”, a fait savoir le point focal de l’UNCS, notant qu’une ruche est louée à hauteur de 30 000 et jusqu’à 40 000 francs le mois.
Il a également évoqué les interventions au niveau sécuritaire avec les essaims d’abeilles qui peuvent entrer dans une mosquée, une école ou une maison, nécessitant que les services de l’apiculture soient sollicités pour les récupérer.
“Et ces interventions-là sont payantes aussi et rapportent au bas mot 50 000 à 80 000 francs par intervention. Cela dépend des lieux concernés”, a-t-il dit.
Une formation initiale a été donnée à ces jeunes en majorité des femmes de la région de Saint-Louis, en provenance de Rao et Podor ainsi qu’une dotation en kits apicoles.
Elle est organisée en collaboration avec le Conseil national de concertation des ruraux (CNCR) dans le cadre du projet Salouma, mis en place par le Programme alimentaire mondial (PAM).
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