SENEGAL-MAURITANIE-AGRICULTURE
Saint-Louis, 10 fév (APS) – Le projet dénommé Prévention et résilience des systèmes alimentaires dans les zones transfrontalières (PCR-SAT)’’ a permis aux communautés bénéficiaires de mieux résister aux conséquences liées à la situation économique peu favorable, a souligné mardi à Saint-Louis, Maud Anjouer, directrice national du Groupe de recherche pour et de réalisations pour le développement(GRDR).
Le projet a permis de développer la résilience alimentaire par la mise en place de filières durables et résilientes, a-t-elle notamment assuré en marge d’un atelier consacré au bilan de cette initiative.
Elle a insisté sur le fait qu’un travail a été mené sur les filières niébé et arachide à travers l’accompagnement des producteurs et les transformatrices au cours des trois années de mise en œuvre du projet mis en place par l’Agence française de développement (AFD).
Maud Anjouer a en même temps fait savoir que le projet a également travaillé sur des sujets de gouvernance locale et de gestion des ressources naturelles, évoquant l’existence de tensions existant liés à ces sujets dans la vallée du fleuve Sénégal notamment.
‘’On a travaillé avec des maires, particulièrement des petites communes d’intervention, pour mettre en place des systèmes de gestion des ressources naturelles partagées’’, fait-elle valoir en mettant l’accent sur les dispositifs d’aménagement foncier visant à éviter les conflits entre éleveurs et agriculteurs.
La directrice nationale GRDR n’a pas manqué de signaler que le projet a favorisé la mise en place de cordons pierreux et des pare-feux garantissant de meilleurs aménagements et une utilisation optimale des ressources naturelles locale.
‘’L’ambition est de pouvoir poursuivre ces actions afin de garder son ancrage dans la vallée et capitaliser les acquis de ce projet afin de pouvoir continuer nos actions, en soutien aux filières alimentaires locales et aux communautés locales’’, a-t-elle expliqué.
De son côté, Abderrahman Ndongo, le directeur du GRDR de la Mauritanie, a salué les acquis du projet sur les questions de prévention, de sécurité alimentaire et résilience notamment nutritionnelle et environnementale.
‘’C’est une expérience très enrichissante qui nous a permis d’accompagner les populations, les renforcer pour avoir des meilleures opportunités économiques’’, a-t-il magnifié.
Le directeur régional de la planification de Saint-Louis nord), Souleymane Diop, a, pour sa part, insisté sur les notions de sécurité alimentaire et de souveraineté du projet pour la Mauritanie et le Sénégal, évoquant notamment la nécessité de capitalisation du projet, de son insémination à travers la vallée et de son extension à d’autres volets.
AMD/AKS

