SENEGAL–PECHE–MANDAT
Saint-Louis, 25 oct (APS) – Le nouveau président de l’Union régionale des pêcheurs artisanaux de Saint-Louis (URPAS), Idrissa Ndiaye, entend faire de la gestion de la brèche de la Langue de Barbarie un des chantiers priotitaires de son action.
La brèche de la Langue de Barbarie est une ouverture artificielle creusée le 3 octobre 2003 dans une étroite bande de sable située au sud de Saint-Louis.
Cette brèche a été créée à l’origine pour faire face aux graves risques d’inondation menaçant la ville de Saint-Louis.
Elle est cependant devenue, au fil des ans, un passage dangereux pour les pêcheurs locaux, causant la mort de plusieurs personnes lors de chavirements de pirogues.
“La brèche constitue […] le principal obstacle des pêcheurs de Saint-Louis. En tout cas, le nouveau bureau de l’URPAS va prendre au sérieux cette question”, a déclaré M. Ndiaye, en marge d’une assemblée générale de renouvellement qui l’a porté à la tête du nouveau bureai, samedi, à Guet Ndar.
En raison des problèmes posés par cette brèche, le secteur de la pêche artisanale se retrouve “en danger”, selon le nouveau président de l’Union régionale des pêcheurs artisanaux de Saint-Louis.
Cette situation pousse même certains mareyeurs, en proie au “désespoir”, à prendre le chemin de l’émigration clandestine, a-t-il soutenu, avant d’inviter l’État à entamer des “concertations sérieuses” avec les acteurs de la filière pêche de Saint-Louis sur cette question notamment.
Le secrétaire général du Syndicat national autonome des pêcheurs du Sénégal (SYNAPS) et membre de l’URPAS, Moustapha Dieng, a salué la tenue de cette deuxième assemblée générale de l’URPAS à l’issue de laquelle Balla Ndiaye passe le témoin à Idrissa Ndiaye.
D’une dimension initiale de seulement 4 mètres de large et 1,5 mètre de profondeur à l’origine, la brèche de la Langue de Barbarie s’est considérablement élargie sous l’effet des marées, des courants marins et de l’érosion côtière.
Elle atteint désormais plusieurs kilomètres (ente 5 et 8 km selon les zones), transformant considérablement l’embouchure du fleuve Sénégal.
CGD/AMD/BK

