SENEGAL-AGRICULTURE
Saint-Louis, 5 juin (APS) – La directrice régionale du développement rural de Saint-Louis (DRDR), Malado Ndao, plaide pour une mutualisation des efforts de l’ensemble des structures techniques agricoles, afin de faire face à l’invasion des oiseaux granivores, un problème récurrent qui affecte les cultures dans le nord du Sénégal.
Il est nécessaire de renforcer la coordination entre les différents services intervenant dans la région, notamment la direction de la protection des végétaux (DPV), la SAED, société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal, l’Agence nationale de conseil agricole et rural (ANCAR), ainsi que les services des Eaux et Forêts et de l’Environnement, a-t-elle indiqué dans un entretien avec l’APS.
”Il faut réunir les efforts de tous les acteurs concernés pour combattre efficacement ce fléau”, a-t-elle insisté, rappelant, à ce sujet, qu’un comité régional de développement (CRD) spécial a récemment été consacré à cette problématique.
Mme Ndao préconise également un renforcement du financement du secteur agricole afin de résoudre les difficultés d’accès au crédit auxquelles sont confrontés les producteurs de la région.
Pour réduire les pertes post-récolte, la DRDR plaide pour la multiplication des infrastructures de stockage, notamment pour le riz, lequel constitue la principale spéculation agricole de Saint-Louis.
Elle appelle aussi à un accroissement de la résilience face aux aléas climatiques, ainsi qu’à la poursuite de la modernisation des exploitations agricoles afin d’atteindre les objectifs de souveraineté alimentaire.
Mme Ndao a par ailleurs souligné la nécessité de procéder au curage et à l’entretien de certains axes hydrauliques.
Concernant la prochaine campagne hivernale, elle indique que les demandes de crédit sont en cours d’élaboration.
À ce jour, 102 dossiers ont été déposés, dont 52 à Dagana et 46 à Podor, pour un montant global de 1427 046 594 francs CFA couvrant une superficie de 6 227,07 hectares.
Elle rappelle que l’État soutient déjà le monde rural à travers la subvention des intrants agricoles.
Les semences certifiées d’arachide bénéficient ainsi d’une subvention comprise entre 49 et 66,66%, tandis que les autres spéculations profitent d’un soutien s’élevant à 61,9%. Les engrais, quant à eux, sont subventionnés dans une fourchette comprise entre 45,87% et 100%.
S’agissant des prévisions de mise en valeur et de semis, elles sont estimées à 29 890 hectares dans la région de Saint-Louis, dont 27557 hectares destinés à la culture du riz.
Les superficies prévues pour les semis et repiquages s’élèvent à 17 535 hectares dans le département de Dagana et à 4263 hectares dans celui de Podor.
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