Rugby : les Panthères de Yoff dominent le KRAC et filent en demi-finales de la Coupe du Sénégal
Rugby : les Panthères de Yoff dominent le KRAC et filent en demi-finales de la Coupe du Sénégal

SENEGAL-SPORTS

Dakar, 18 mai (APS) –Le Camp Général Mountaga Diallo de Bel-Air a offert, dimanche, un spectacle engagé à l’occasion du match barrage des quarts de finale de la Coupe du Sénégal de rugby 2026 entre les Panthères de Yoff et le Kocc Barma Rugby Athletic Club (KRAC) de Thiès.

Au terme d’un match disputé dans une forte intensité physique et tactique, les Yoffois ont validé leur billet pour les demi-finales en s’imposant par 41 points à 20.

Le terrain militaire de Bel-Air ne ressemble pas, ce dimanche après-midi, à un simple espace de jeu. Dès l’arrivée, l’air est chargé d’une tension particulière, comme si quelque chose allait se révéler à chaque instant.

Sur la pelouse, les joueurs des Panthères de Yoff et du KRAC de Thiès, arrivés un peu en retard, s’échauffent. Les joueurs s’étirent, se parlent fort. Les placements, les regroupements et ces gestes répétés semblent avoir leur propre signification. Autour du terrain, certains spectateurs commentent déjà avec assurance. D’autres semblent découvrir sous leurs yeux un match de rugby.

Le coup d’envoi arrive vite. Dès les premières secondes, le ton est donné : ce sport n’a rien de doux. Le premier choc surprend presque physiquement. Deux joueurs s’entrechoquent avec une violence sèche, nette. Un instant de recul s’impose presque naturellement face à ces contacts d’une rare intensité.

Les premières phases de contact sont rudes et le ballon circule difficilement. Les regroupements au sol s’enchaînent, les mêlées s’enfoncent dans la pelouse. La bataille est dure.

Sur le bord du terrain, l’intensité est palpable. Les joueurs des deux camps s’emploient sans relâche, alternant phases de conservation et tentatives de percée. Les Panthères de Yoff tentent progressivement d’installer leur jeu en accélérant sur certaines phases, tandis que le KRAC répond par une défense compacte et disciplinée.

Au fil de la rencontre, le rythme s’accélère. Les courses continuent, les plaquages deviennent plus appuyés. Le ballon change de main à plusieurs reprises dans une lutte acharnée pour le contrôle du match. Les offensives de Yoff se heurtent souvent à une organisation défensive solide du KRAC, qui finit malheureusement par s’effondrer face à la hardiesse des attaques adverses.

Les corps s’empilent au sol sous le coup des plaquages, se relèvent vite, parfois avec une grimace, mais sans s’arrêter. Chaque percée ou plaquage réussi est applaudi. Toutes les règles ne sont pas encore évidentes, certains coups de sifflet restent difficiles à lire, mais une logique finit progressivement par apparaître.

Peu à peu, le match devient plus lisible avec les courses en ligne, les regroupements où plusieurs joueurs s’accrochent pour garder ou récupérer le ballon, les appels dans les espaces. Le jeu paraît moins brutal dans sa perception, même si les impacts restent impressionnants.

Ce qui semblait chaotique au départ commence à révéler une véritable stratégie.

Autour du terrain, l’ambiance monte. Les supporters Thiéssois viennent d’arriver à bord d’un pick-up. Le ballon est suivi avec davantage d’attention, les actions deviennent plus prévisibles, même sans maîtriser toutes les subtilités des règles du rugby. Une compréhension du jeu s’installe peu à peu.

Dans les dernières séquences, la tension monte encore d’un cran. Les deux équipes puisent dans leurs dernières ressources physiques sous les encouragements de cette poignée de supporters. Mais ce sont finalement les Panthères de Yoff, meilleures dans cette rencontre, qui parviennent à faire la différence, sécurisant leur avantage acquis à la mi-temps (29-13) jusqu’au coup de sifflet final.

Les Panthères de Yoff s’imposent (41-20) et décrochent ainsi la dernière place qualificative pour les demi-finales, rejoignant l’Association sportive des forces armées (ASFA), S’en Fout Le Score et Diambars XV.

Au terme de la rencontre, la joie des Yoffois contrastait avec la déception visible dans les rangs du KRAC, dont les joueurs quittent la pelouse avec amertume après une prestation courageuse mais insuffisante pour poursuivre l’aventure.

Le départ du terrain laisse laisse une impression forte chez certains supporters : celle de ne pas avoir seulement assisté à un match, mais d’avoir découvert un sport en même temps qu’une manière de le regarder.

SK/MTN