SENEGAL-JUSTICE-EMPLOI
Thiès, 2 juil (APS) – L’Agence italienne pour la coopération au développement, en partenariat avec la Direction générale de la protection judiciaire et sociale, a financé un programme national de trois ans devant aider, chaque année, à la réinsertion sociale de 80 jeunes en conflit avec la loi, a appris l’APS de la directrice générale de la protection sociale au ministère de la Justice, Aïssé Gassama.
Ce programme, démarré cette année, vise l’amélioration de l’accès et de la qualité des services sociaux éducatifs de protection de l’enfant. Il est doté d’un financement de 1,9 milliard de FCFA.
“L’Agence italienne pour la coopération au développement a mis en place une composante réinsertion sociale qui concerne, chaque année, 80 jeunes, qui sont placés en entreprise pour un stage”, a indiqué la directrice générale de la protection sociale au ministère de la Justice.
Selon Aïssé Gassama, ces 80 jeunes seront placés en stage pratique d’entreprise, après une formation dans les centres de sauvegarde. Ils bénéficient d’une bourse mensuelle de 80.000 FCFA.
Mme Gassama était venue rendre visite mercredi à une de ces bénéficiaires placée au centre sauvegarde de Thiès et qui effectue son stage dans un hôtel de la capitale du rail.
Elle a souligné l’importance de ce programme grâce auquel les enfants formés dans les centres sauvegarde sont placés en entreprise pour un stage pratique aboutissant à un emploi définitif.
Les enfants formés dans les centres de sauvegarde, sont au bout de trois ans, confrontés à un problème de réinsertion, a relevé la directrice générale de la protection sociale au ministère de la Justice,
“Grâce à l’Agence régionale de développement et à ce programme, ces enfants sont placés en entreprise, pour un stage pratique qui aboutira à un emploi définitif”, ajoute-t-elle.
“Nous sommes très heureux de cette initiative, et les retours que nous avons de la part des responsables de l’entreprise nous rassurent concernant le comportement, l’assiduité et le sérieux de la stagiaire”, a souligné Aïssé Gassama.
La directrice générale de la protection sociale au ministère de la Justice a appelé les structures étatiques et privées à accompagner ces jeunes, qui sont partie intégrante de la société et méritent soutien.
‘’Ces enfants sont placés au niveau des centres de sauvegarde, par décision judiciaire”, précise-t-elle, ajoutant que dans les centres de la Direction générale protection judiciaire et sociale, ces enfants bénéficient d’une prise en charge psychosociale et professionnelle.
Elle a enfin déploré les difficultés liées à l’insertion sociale des pensionnaires des centres de sauvegarde. “Le problème auquel nous sommes confrontés, reste la réinsertion, mais avec ce programme en phase-pilote, nous sommes en train d’insérer ces jeunes, pour leur permettre d’avoir de l’expérience”.
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