SENEGAL-SOCIETE-CONSOMMAION
Kaolack, 19 fév (APS) – Le chef du service régional du commerce de Kaolack (centre), Adama Mouhamed Mbaye, invite les consommateurs à plus de vigilance sur la qualité des produits, à l’occasion du ramadan et du mois de carême, une période de forte consommation en denrées alimentaires.
“Nous invitons les consommateurs à agir en amont dans l’appréciation de la qualité des produits, en regardant les dates de péremption, parce que ce ne sont pas seulement les produits horticoles, agricoles et autres qui sont utilisés. Il y a aussi les produits manufacturés, tels que les beurres, les chocolats, les sachets de lait en poudre, etc.”, a-t-il souligné dans un entretien avec l’APS.
Le ramadan est une période de forte consommation en denrées alimentaires dont les plus utilisés notamment le riz, l’huile, le sucre, l’oignon, la pomme de terre et bien d’autres produits – beurre, chocolat, fromage, lait, café et autres.
“L’administration du commerce n’agit pas dans l’évènementiel, nous faisons un suivi permanent du marché. C’est ce qui nous permet d’avoir des relevées de stocks hebdomadaires qui nous permettent de suivre le marché et d’agir en cas de besoin”, a signalé M. Mbaye.
Selon lui, ce sont ces relevées qui permettent d’affirmer que “le marché est correctement approvisionné” en denrées de consommation courante.
Les relevées des stocks, réalisés “deux fois par semaine”, permettent d’anticiper sur d’éventuels troubles ou tenions sur le marché, a-t-il indiqué, assurant que le service régional du commerce veille au grain.
“Il y a même un surplus pour certains produits, ce qui a, d’ailleurs, causé la baisse du prix du riz ordinaire, parce qu’il y a une surproduction un peu partout dans le monde. Ce qui nous permet d’avoir des produits en quantité suffisante”, a souligné le commissaire aux enquêtes économiques.
Pour ce qui est des autres produits notamment horticoles, avec “la bonne production nationale” de cette année, “les prix sont abordables”, a-t-il dit.
A Kaolack, le sac d’oignon se vend à 12 000 francs CFA, alors que le kilogramme coûte 400 francs CFA. Pour ce qui est de la pomme de terre aussi, le sac est vendu à 8000 francs, le kilogramme à 500 francs CFA, a détaillé le chef du service régional du commerce.
S’agissant du sucre, “les prix sont stabilisés”, a poursuivi Adama Mouhamed Mbaye, selon qui le sac du sucre cristallisé se vend à 29 200 francs CFA, le kilogramme à 610 francs CFA, tandis que le litre d’huile coûte 1000 francs CFA, le bidon de 20 litres cédé à 19 140 francs CFA.
Pour les commerçants qui seraient tentés de pratiquer des prix illicites, M. Mbaye appelle les populations à informer les services de l’administration du commerce qui, à leur tour, se chargeront de sanctionner les contrevenants, conformément à la règlementation en vigueur.
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