SENEGAL-MONDE-PLAIDOYER
Dakar, 4 fev (APS) – Les mutilations génitales féminines (MGF) causent des dommages durables à plus de 230 millions de femmes et de filles dans le monde, en plus d’être une menace pour 23 millions de filles, a indiqué le secrétaire général des Nations unies appelant à un sursaut collectif afin de ‘’mettre fin à cette injustice une fois pour toutes’’.
”Les gouvernements, la société civile, les professionnels de la santé et les chefs traditionnels et religieux ont tous un rôle à jouer’’, a notamment dit Antoine Guterres dans un message parvenu mercredi à l’APS en prélude de la Journée internationale de la Tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, qui sera commémorée vendredi.
Pour sa part, l’Organisation des Nations unies (ONU) œuvre en faveur de la prévention et de la sensibilisation, en veillant à ce que les rescapées aient accès aux soins et en donnant aux femmes et aux filles les moyens d’agir grâce à l’éducation, à l’emploi et aux possibilités d’exercer des responsabilités, selon lui.
Rappelant que les mutilations génitales féminines sont contraires aux droits humains universels que sont les droits à la vie, à la santé et à l’intégrité corporelle, le chef de l’ONU a relevé qu’elles prennent racine dans les préjugés liés au genre.
Par conséquent, elles entravent l’accès des filles à l’éducation, réduisent les possibilités d’emploi des femmes et limitent leur participation à la vie publiques, a-t-il déclaré.
Antonio Guterres a en outre invité les parties prenantes au respect de leur engagement à mettre fin à ces pratiques d’ici à 2030.
”En cette Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, renouvelons notre promesse de protéger les droits des femmes et des filles partout dans le monde et de veiller à ce qu’elles puissent vivre à l’abri de la violence et de la peur”, a notamment plaidé.
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