SENEGAL-CULTURE-FORMATION
Dakar, 16 juil (APS)- Cent professionnels des industries culturelles et créatives (ICC) ont été cooptés pour la phase pilote du processus de validation des acquis de l’expérience (VAE) des acteurs de ce secteur, à travers quatre domaines de certification en BTS qui concernent les métiers d’administrateur culturel, de régisseur de lumière, de régisseur de son et d’opérateur de prise de son.
Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, a procédé, mercredi à Dakar, au lancement officiel de la validation des acquis de l’expérience (VAE) des industries culturelles et créatives (ICC), dans le cadre du projet Réseau des centres de formation innovation pour les métiers de la mobilité-ICC (RECFIM-ICC).
”Cette première phase pilote qui enregistrera 100 professionnels concerne quatre certifications dont celles d’administrateur culturel, d’opérateur de prise de son, de régisseur de lumière et de régisseur de son”, a déclaré le représentant du ministre de l’Emploi, Ndiamé Sakho.
Ce projet s’effectue en collaboration avec l’Agence française de développement (AFD), sur financement de l’équipe de l’Union européenne.
Il est mis en œuvre par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, à travers son Unité de suivi et de coordination des projets (USCP).
Selon Ndiamé Sakho, la validation des acquis de l’expérience vient briser ce ”plafond de verre” du manque de certification dans le secteur des ICC, tout en offrant aux acteurs la possibilité de transformer leur parcours grâce à la ”certification d’État”.
”Au-delà du dispositif technique, la VAE est un acte de justice sociale. Elle affirme que le talent de labeur et la persévérance ne sont pas des vertus anodines”, a-t-il fait valoir, avant d’ajouter qu’elle mérite d’être inscrite dans un parcours de facilitation de la mobilité professionnelle.
D’après M. Sakho, la validation des acquis de l’expérience, qui constitue ”une porte ouverte” vers une ”économie créative”, doit être inscrite également dans un parcours ”d’accès à la commande publique, au financement et à la reconnaissance”.
”La certification professionnelle constitue une première étape ambitieuse. Nous espérons qu’elle ouvrira la voie à un déploiement plus large de la VAE dans d’autres métiers […]”, a pour sa part soutenu la chargée de mission Formation professionnelle-Enseignement supérieur à l’AFD, Diélia Bâ.
Les ICC représentent désormais ”un formidable” levier de croissance, d’innovation et d’emploi notamment pour les jeunes, a-t-elle poursuivi, tout en insistant sur le fait que leur développement passe également par la reconnaissance des compétences de ceux qui font vivre quotidiennement ces filières.
Le représentant du ministre de la Culture, l’Artisanat et le Tourisme, Louis Ndione, a de son côté rappelé que l’objectif de la VAE reste ”clair”, à savoir ”permettre à chaque professionnel de la culture de faire reconnaître son expérience certifiée, ses compétences sécurisées, son parcours et de vivre de son métier”.
A travers les quatre certifications reconnues – administrateur culturel, régisseur de son, opérateur de prise de son et régisseur de lumière, “nous posons aujourd’hui les premiers jalons d’une reconnaissance institutionnelle des savoir-faire acquis sur le terrain”, a-t-il ajouté.
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