Projet de loi de finances 2027 : une baisse de près de 288 milliards de francs CFA des dépenses
Projet de loi de finances 2027 : une baisse de près de 288 milliards de francs CFA des dépenses

SENEGAL-FINANCES

Dakar, 13 août (APS) – Une lettre circulaire du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan fixe à 2 451 milliards de francs CFA les dépenses prévues pour les ministères et les institutions de l’État en 2027, avec une baisse de près de 288 milliards.

Ce montant ne prend pas en compte les dépenses de personnel, l’intérêt de la dette publique et les ressources extérieures, selon la même source.

La baisse de près de 288 milliards s’explique par les difficultés économiques et financières du pays, d’après le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan.

‘’Vous auriez certainement souhaité un niveau plus important des enveloppes budgétaires et cela aurait été possible, s’il n’y avait pas cette situation qui a conduit à une projection à la baisse des plafonds des dépenses du tableau des opérations financières de l’État de près de 288 milliards de francs CFA par rapport à la loi de finances initiale 2026’’, affirme-t-il.

Le montant des dépenses de fonctionnement prévues en 2027 est de 1470,2 milliards de francs CFA. Celui des dépenses d’investissement est de 980,7 milliards.

‘’Il faut toutefois noter que ces [montants] revêtent un caractère indicatif et sont susceptibles d’être réajustés. Ils pourraient évoluer dans un sens comme dans un autre’’, a signalé Babacar Cissé, le directeur de cabinet du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan.

‘’Dans ce contexte marqué par la raréfaction des ressources budgétaires et la nécessité de répondre aux nombreuses attentes des populations, il est important, pour le gouvernement, de veiller à une utilisation optimale des ressources financières et à l’amélioration de la qualité des services rendus’’, a écrit M. Cissé dans la lettre circulaire.

L’État va, pour l’exécution de son budget en 2027, davantage veiller à ‘’une plus grande efficacité de la dépense’’ qu’à ‘’une augmentation hypothétique des crédits budgétaires déjà difficiles à financer’’, a ajouté M. Cissé.

MFD/HB/ESF