SENEGAL-AGRICULTURE-POINT
Tenghory (Bignona), 4 fév (APS) – Le coordonnateur du Projet de développement de la chaîne de valeur riz (PDCVR), Waly Diouf, a exprimé sa satisfaction, mardi, à l’issue d’une visite de terrain effectuée par le comité de pilotage dudit projet dans le département de Bignona (sud).
Cette mission s’inscrit dans le cadre de la deuxième tournée du comité de pilotage sur les chantiers exécutés par le projet, après une première visite réalisée dans le centre du pays.
À Bignona, la délégation a pu constater l’état d’avancement de plusieurs aménagements rizicoles en cours, notamment à Diagobel, Affiniam, Diatock, Koutenghor et Tenghory.
“Cette visite permet aux membres du comité de pilotage, qui sont les décideurs du projet, de voir concrètement où sont investies les ressources qu’ils mobilisent à chaque session”, a expliqué M. Diouf, soulignant l’importance de cet exercice de suivi.
Selon lui, les travaux observés sur le terrain sont jugés satisfaisants, aussi bien par le comité que par les populations bénéficiaires.
“Les appréciations des producteurs révèlent une grande satisfaction, tant sur la qualité du travail des entreprises que sur l’évolution des chantiers et les résultats obtenus durant l’hivernage”, a-t-il indiqué.
Le coordonnateur du PDCVR a toutefois relevé certaines doléances exprimées par les populations, notamment en matière de mécanisation agricole, l’extension des superficies aménagées ayant entraîné une forte augmentation du nombre d’exploitants et des surfaces emblavées.
“Dans certaines vallées, on est passé d’une dizaine de producteurs à plus de 150 exploitants, et de moins de 10 hectares à plusieurs dizaines, voire des centaines d’hectares”, a-t-il précisé, soulignant que cette dynamique rend les outils traditionnels insuffisants.
Les producteurs sollicitent ainsi davantage de matériels agricoles, notamment des tracteurs, des motoculteurs, des moissonneuses-batteuses et des équipements de transformation du riz.
M. Diouf s’est réjoui de l’initiative du maire de la commune de Tenghory, consistant à mettre en place un centre de services de mécanisation, conformément à la vision du ministère de l’Agriculture.
Il a invité les autres collectivités territoriales à s’engager dans la même dynamique.
“Ces centres permettent de rapprocher les équipements agricoles des populations, qui n’auront plus à supporter les coûts d’entretien, mais uniquement à payer les services rendus. L’État pourra, en outre, subventionner une partie de ces services”, a-t-il expliqué.
Il a enfin lancé un appel au secteur privé à se rapprocher du ministère de l’Agriculture pour investir dans ces services agricoles, qu’il considère comme de véritables opportunités économiques et des niches d’emplois au bénéfice du monde rural.

MNF/ASB/BK

