Dakar, 19 jan (APS) – Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Doudou Ka, a salué, vendredi, à Dakar, la croissance économique enregistrée en dix ans par le Sénégal dans plusieurs secteurs dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE).

“Les résultats de la dernière décennie 2014-2023 ont permis de consolider l’économie sénégalaise avec une croissance moyenne annuelle de 5,3% contre 3,2% sur la période 2004-2013, malgré les crises multiformes traversées, notamment la crise sanitaire de la Covid-19 et de la guerre russo-ukrainienne”, a-t-il indiqué.

Doudou Ka présidait la réunion stratégique consacrée à la validation technique de la revue annuelle conjointe (RAC) de la politique économique et sociale de l’année 2022 et au partage du Plan d’actions prioritaires (PAP3) du Plan Sénégal émergent (PSE).

Il a expliqué que cet exercice de partage de la RAC et du PAP3 constitue l’aboutissement du processus participatif et inclusif d’élaboration et de suivi des politiques publiques et traduit la volonté de l’Etat du Sénégal de prendre en compte toutes les couches de la population, notamment les groupes les plus vulnérables.

“Les exportations de produits horticoles sont passées de 44,8 milliards de FCFA en 2015 à 146,1 milliards de FCFA en 2022 et, de façon générale, les exportations par tête du Sénégal ont doublé, passant de 150 000 FCFA en 2014 à près de 300 000 FCFA en 2023”, a-t-il dit en marge de cette rencontre.

‘’Cette croissance a été rendue possible grâce à d’importants investissements dans les infrastructures économiques stratégiques et à une gestion prudente des dépenses publiques, marquée par la rationalisation des dépenses de fonctionnement et l’augmentation des investissements publics’’, a-t-il analysé.

Dans le cadre de la transformation structurelle de l’économie, M. Ka affirme que “le Sénégal a enregistré des avancées notables dans le secteur agricole” avec, dit-il, “une augmentation significative du budget alloué au soutien des producteurs en semences, engrais et équipements agricoles de qualité”.

                           “Production record de céréales”

Ces efforts ont permis d’atteindre “une production record de céréales de 3 663 690 tonnes en 2022”.

Selon le ministre, “des avancées significatives ont été enregistrées dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la lutte contre la pauvreté et des inégalités ainsi que dans l’accès aux services sociaux”.

“Entre 2014 et 2022, le taux brut de préscolarisation (TBPS) a augmenté de 2,3 points de pourcentage, atteignant ainsi 18,2%. Au cours de la même période, le taux de scolarisation au cycle secondaire a également progressé de 3,3 points de pourcentage, s’établissant à 33,7% en 2022’’, a-t-il souligné.

En ce qui concerne la santé, M. Ka s’est réjoui de “la croissance de l’espérance de vie à la naissance” qui, dit-il, “a atteint 69 ans en 2023 grâce à la réduction de l’incidence du paludisme et à la diminution de la mortalité maternelle, néonatale et infantile”.

Concernant la lutte contre les inégalités, le ministre est revenu sur les différents instruments de lutte contre les disparités sociales et territoriales, à travers le Programme national de bourses de sécurité familiale, le Programme de couverture maladie universelle, la Carte d’égalité des chances, etc.

“En effet, 64 728 personnes ont bénéficié de la carte d’égalité des chances entre 2015 et 2022 ; le nombre de bénéficiaires du Programme national de bourses de sécurité familiale est passé de 197 751 à 316 284 sur la même période et la couverture maladie universelle est passée de 20% en 2012 à 53,2% en 2022”, a-t-il affirmé.

Des avancées significatives dans la lutte contre le changement climatique

Dans le domaine environnemental, Doudou Ka s’est félicité “des avancées significatives dans la lutte contre le changement climatique, la protection côtière, la préservation de la biodiversité et la gestion durable de l’environnement et des ressources naturelles”.

Il a précisé que l’adoption du PSE vert “s’inscrit dans notre démarche vers la neutralité carbone conformément à la vision 2050”.

Il a souligné le renforcement du mix énergétique, qui est passé de 3% à 30% sur la période, et a contribué à augmenter les superficies forestières sous gestion durable (SFGD), qui ont connu une hausse de 10% depuis 2015.

“Ces progrès ont permis au Sénégal de remplir les critères de sortie de la catégorie des pays les moins avancés (PMA) lors de deux évaluations triennales des Nations unies en 2018 et en 2021, portant sur le Revenu national brut et l’indice de capital humain”, a-t-il relevé.

“Si cette tendance se maintient, le Sénégal a de fortes chances d’être reclassé en mars 2024 et d’entamer le processus de sortie ordonnée et sans heurt vers la fin de la mise en œuvre du PAP3, soit vers l’année 2029”, a-t-il poursuivi.

S’agissant du Plan d’actions prioritaires (PAP 2024-2028), M. Ka a dit que “le processus de formulation est déjà achevé avec une implication des organisations de la société civile, des partenaires au développement, du secteur privé, des élus locaux et des représentants des institutions de la République ainsi que les services centraux et déconcentrés de l’État”.

‘’Avec la mise en œuvre de la troisième phase du PSE, déclare-t-il, nous sommes optimistes quant à la consolidation de notre trajectoire vers l’émergence économique et à la réalisation de nos objectifs de développement durable (ODD).”

ABD/ASG/AKS

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