Pollution plastique : les emballages à usage unique ciblés par le projet SOLUPLAST  
Pollution plastique : les emballages à usage unique ciblés par le projet SOLUPLAST  

SENEGAL-ENVIRONNEMENT

Thiès, 7 oct (APS) – Un projet dénommé Solution durable à la pollution plastique au Sénégal (SOLUPLAST), dont l’ambition est de contribuer à réduire la pollution plastique au Sénégal, a été présenté mardi aux différents acteurs de la région de Thiès, dont des élus et représentants de l’administration territoriale.

Le projet SOLUPLAST vise à réduire la pollution plastique à la source, en limitant les emballages plastiques à usage unique dans les secteurs de l’alimentation et de la boisson.

“SOLUPLAST n’est pas un projet de plus. Il se veut une réponse concrète, inclusive et structurante. Son ambition est d’apporter une solution durable en agissant surtout dans des actions de prévention (de la réduction à la source) plus particulièrement dans le secteur de l’alimentation et de la boisson”, a résumé Ababacar Sadikh Niang, adjoint au gouverneur, chargé du développement.

Il présidait, dans la salle de délibérations de la gouvernance de Thiès, une réunion du comité régional de développement visant à faire connaître le projet SOLUPLAST aux parties prenantes.

Il s’agissait notamment d’élus territoriaux, de représentants de l’administration territoriale, de directeurs, de chefs de service, ainsi que de responsables de projets et de programmes.

Les organisations communautaires de base, la société civile, les associations de femmes et de jeunes, le secteur privé y ont également pris part.

D’une durée de cinq ans, le projet SOLUPLAST prévoit notamment de “contribuer à éviter 33 000 tonnes d’équivalent CO₂, à réduire 9 000 tonnes de déchets toxiques et à générer des bénéfices pour environ 4 144 056 personnes, dont 2 041 255 femmes et 2 102 802 hommes”, a dit Ababacar Sadikh Niang.

Il est financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et mis en œuvre par la Direction de la réglementation environnementale et du contrôle (DIREC) du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique.

SOLUPLAST vise à contribuer à la réduction de l’utilisation des emballages plastiques à usage unique.

Il ambitionne de “s’attaquer aux causes structurelles de la pollution plastique en privilégiant les interventions en amont, la promotion de l’économie circulaire et l’innovation, avec la mobilisation de l’ensemble des acteurs à la base”, a expliqué l’adjoint au gouverneur.

Il cherche notamment à “réduire les produits plastiques inutiles ou problématiques, à promouvoir des alternatives durables et à favoriser le développement de modèles économiques circulaires”.

La pollution plastique, a rappelé M. Niang, représente l’un des défis environnementaux majeurs à l’échelle mondiale.

Pollution plastique : les emballages à usage unique ciblés par le projet SOLUPLAST  

Citant le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), il a noté que l’humanité produit aujourd’hui “plus de 430 millions de tonnes de plastique par an, dont environ deux tiers correspondent à des produits à courte durée de vie qui deviennent rapidement des déchets”.

“L’augmentation continue de la production et de la consommation de produits plastiques, combinée à des systèmes de collecte et de traitement encore insuffisants, entraînent une accumulation croissante de déchets plastiques, avec des conséquences importantes sur l’environnement et la santé publique”, a-t-il poursuivi.

Au Sénégal, malgré les “efforts constants” déployés par l’État, depuis la promulgation d’une loi datée du 8 janvier 2020, relative à la prévention et à la réduction de l’incidence sur l’environnement des produits plastiques, “nos villes, nos espaces ruraux, nos littoraux et nos cours d’eau restent fortement éprouvés par l’accumulation de ces déchets”, a fait remarquer M. Niang.

La pollution plastique “affecte particulièrement” les espaces urbains, les zones industrielles, les marchés, les zones côtières et les territoires confrontés à des difficultés de gestion des déchets, a-t-il souligné.

Les collectivités territoriales invitées à saisir l’opportunité

Il fait observer que “l’utilisation croissante des emballages et produits à usage unique dans les secteurs de l’alimentation et des boissons” est à l’origine d’une bonne partie de ces déchets plastiques.

“La région de Thiès, carrefour stratégique et véritable pôle économique, industriel, touristique et agricole, n’est malheureusement pas épargnée par ce fléau”, a relevé M. Niang.

Face à cette situation se traduisant par des canaux d’évacuation d’eaux bouchés, des écosystèmes marins et terrestres dégradés, un bétail menacé et une santé publique compromise, le Sénégal “s’inscrit résolument dans la transition vers une économie circulaire, sobre en carbone et respectueuse de l’environnement”, a-t-il dit.

Appuyé en cela par ses partenaires, le pays renforce ses efforts en faveur d’une gestion durable du plastique.

Pollution plastique : les emballages à usage unique ciblés par le projet SOLUPLAST  

Ababacar Sadikh Niang a appelé toutes les parties prenantes au niveau régional, à saisir l’opportunité offerte par cette initiative, pour relever les défis environnementaux et écologiques auxquels font face leurs populations.

Il a cité en particulier les collectivités territoriales, “au premier rang des acteurs de la gestion du cadre de vie”.

“Le projet SOLUPLAST est un levier à votre disposition pour renforcer vos dispositifs locaux de gestion des déchets”, leur a-t-il lancé.

Pollution plastique : les emballages à usage unique ciblés par le projet SOLUPLAST  

BT/ADI/BK