Dakar, 6 juil (APS) – Le ministre des Forces armées, Sidiki Kaba, a estimé, jeudi à Dakar, qu’une “stratégie inclusive intégrant les divers leviers de la sécurité humaine” était la réponse appropriée face aux défis sécuritaires en Afrique.

La sous-région est marquée ‘’par l’exacerbation des conflits intraétatiques, ethniques, religieux, la montée en puissance du terrorisme, (…). Face à cette violence quasi structurelle et évolutive, la seule réponse militaire ne saurait suffire. A l’évidence, une stratégie plus inclusive intégrant les divers leviers de la sécurité humaine s’impose’’, a-t-il dit.

Le ministre des Forces armées présidait le colloque international commémorant les dix ans du Centre des hautes études de défense et sécurité (CHEDS), dont le thème est ”Enjeux et défis pour une sécurité collective effective en Afrique de l’Ouest : quelles solutions ?’’.

Selon lui, ‘’aucun Etat pris isolément ne peut faire face aux défis sécuritaires émergents”.

Le Colloque de Dakar ”sera donc l’occasion de porter la réflexion sur le rôle et les capacités de la CEDEAO comme pilier majeur de la sécurité collective en Afrique de l’Ouest’’.

Cet évènement réunit 200 participants dont des universitaires, des membres des forces de défense et de sécurité (FDS), des organisations de la société civile, des associations de jeunes, de femmes, des autorités traditionnelles, des dignitaires religieux, et des partenaires institutionnels du CHEDS.

Les réflexions devraient permettre d’apporter ‘’des solutions efficientes, intégrées et innovantes pour améliorer la sécurité collective en Afrique de l’Ouest afin de construire la résilience et conforter la coopération sous-régionale’’, a indiqué Sidiki Kaba.

Le ministre des Forces armées invite à faire le bilan ‘’des mécanismes de paix et de sécurité de la CEDEAO et de l’Union africaine et des propositions de solutions en vue d’une meilleure efficacité’’.

Le général de Brigade Jean Diémé, directeur général du CHEDS a, pour sa part, appelé à jeter ‘’un regard clinique et critique sur les insuffisances du système en vigueur et, dans un second temps, de proposer ce +supplément d’âme + destiné à fortifier les volontés politiques des uns et des autres (…)’’.

Il a souligné la nécessité d’une implication de tous les acteurs dans la préservation de la paix et de la stabilité dans la sous-région ouest-africaine.

‘’Face aux turbulences polymorphes qui fragilisent nos Etats, il nous a semblé opportun de convier des ressortissants de cette partie occidentale de notre continent (…) à réfléchir sur le devenir de notre espace sous-régional, plus précisément sur les tenants et les aboutissants de la sécurité collective en Afrique de l’Ouest’’, a-t-il dit.

Plusieurs thématiques seront développées durant ces deux jours par d’éminentes personnalités des armées, des universitaires, des politiques et de la société civile.

FD/NNN/OID/ASG

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