Plaidoyer pour un renforcement des ressources financières et techniques des collectivités territoriales
Plaidoyer pour un renforcement des ressources financières et techniques des collectivités territoriales

SENEGAL-SOCIETE-DECENTRALISATION

Gaya, 26 déc (APS) – Les collectivités territoriales doivent disposer de ressources financières et techniques “plus conséquentes”, afin qu’elles puissent contribuer à la décentralisation et répondre au mieux aux attentes des populations, a plaidé Abdou Khadre Ndiaye, maire de Gaye, une commune du département de Dagana (nord).

”Les collectivités territoriales doivent disposer de ressources financières et techniques plus conséquentes afin de répondre efficacement aux attentes des populations. Pour ce faire, il faut un renforcement effectif de la décentralisation”, a plaidé l’édile.

Il s’exprimait jeudi à l’issue d’une tournée consacrée au suivi et à l’évaluation des projets communaux réalisés dans le cadre du Programme de résilience et de développement communautaire (PRDC).

Au cours de cette tournée, il a insisté sur la nécessité pour l’État d’accompagner davantage les collectivités locales par “un transfert réel” de compétences et de moyens.

Selon l’édile de Gaya, la proximité des élus locaux avec les populations “impose une responsabilisation accrue de l’administration centrale”.

Abdou Khadre Ndiaye a rappelé que les communes constituent un “démembrement essentiel” de l’Etat et jouent “un rôle central” dans la mise en œuvre des politiques publiques au niveau local, notamment dans les domaines des services sociaux de base, du développement communautaire et de l’amélioration du cadre de vie.

Il a dit que la tournée qu’il a effectuée lui a permis de constater “l’impact positif” de plusieurs réalisations issues du PRDC, tout en mettant en évidence les limites liées à l’insuffisance des ressources disponibles au niveau local.

Selon M. Ndiaye, la première phase du PRDC a permis la réalisation de plusieurs microprojets jugés satisfaisants malgré certaines contraintes liées au démarrage du programme.

Il a cité la réhabilitation de l’école et de la case de santé de Ndiarème, le lancement des travaux de sécurisation de l’école de Carrière ainsi que l’extension des cimetières de Gaya, reconnus pour leur “valeur historique, religieuse et symbolique”.

Le maire a également évoqué les travaux de maintenance de la maison natale d’El hadji Malick Sy (1855-1922), une figure religieuse vénérée, ainsi que d’autres infrastructures communautaires inscrites dans une logique de réponse aux besoins prioritaires des populations.

“Il est important, au-delà du travail administratif, d’aller sur le terrain pour apprécier concrètement la réalité des projets et procéder aux ajustements nécessaires”, a déclaré Abdou Khadre Ndiaye, se disant “globalement satisfait” du rythme d’exécution des travaux, en dépit de “quelques difficultés ponctuelles”.

S’agissant de la deuxième phase du PRDC, le maire de Gaya a annoncé l’entrée en vigueur d’une phase de consolidation, qui sera marquée par des arbitrages fondés sur les études d’impact environnemental et l’efficience des investissements, sous la supervision du conseil municipal et des services techniques compétents.

Il a appelé à l’ouverture d’un “dialogue renforcé” entre l’État central et les collectivités territoriales, afin de consolider la décentralisation et d’améliorer l’efficience de l’action publique.

Le maire de Gaya a enfin insisté sur la nécessité d’un accompagnement “structurel et durable” des communes, estimant que le renforcement de la décentralisation constitue un “levier essentiel” pour un développement “équilibré et inclusif” du territoire national.

OG/AT/HK/BK