AFRIQUE-ENVIRONNEMENT
Dakar, 18 juin (APS) – Au moins 13 millions de personnes ont été touchées par des phénomènes climatiques extrêmes ayant entrainé plus de 3 000 décès en 2025, rapporte l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans son rapport sur “L’état du climat en Afrique en 2025”.
Dans ce rapport rendu public, ce jeudi, l’OMM signale que “les catastrophes naturelles ont un impact considérable sur l’Afrique et devraient gagner en fréquence et en intensité en raison du changement climatique”.
L’organisation relève que “ces phénomènes touchent de manière disproportionnée les régions et groupes socio-économiques vulnérables”.
”Selon les données disponibles, au moins 13 millions de personnes ont été touchées par des phénomènes extrêmes en 2025 et le nombre de décès s’est élevé à plus de 3 000″, mentionne le document consulté par l’APS.
Il signale que “les catastrophes hydrologiques sont les phénomènes extrêmes qui touchent le plus les populations africaines”.
Le rapport met en exergue les phénomènes hydrologiques, en particulier les inondations, “souvent associés à de fortes pluies” touchant “un grand nombre de personnes” et provoquant “des dommages globaux substantiels”.
Selon l’OMM, “toutes les sous-régions africaines subissent des inondations, lesquelles représentent plus de 50 % de l’ensemble des phénomènes extrêmes signalés”.
En 2025, l’Afrique australe et les pays insulaires de l’océan indien ont été les zones les plus touchées par les inondations, les tempêtes et les cyclones tropicaux, qui ont fait 459 morts et porté préjudice à plus de 2,5 millions de personnes.
L’Afrique de l’Est a, quant à elle, été éprouvée par la sécheresse, qui a impacté plus de 8,5 millions de personnes au Kenya et en Somalie.
Le rapport note que “ce sont les inondations qui causent le plus de décès humains et les phénomènes climatiques violents de 2025 ont déclenché de profondes crises socio-économiques, d’où la nécessité de prendre des mesures ciblées de politique publique”.
Selon l’OMM, ”le continent africain se réchauffe plus vite que la moyenne mondiale”.
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