Dakar, 14 juin (APS) – Le directeur de cabinet du ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection des enfants, Mohamed Ndiaye, a souligné mercredi la nécessité d’assurer un suivi et une évaluation ‘’en permanence’’ des activités du secteur de la petite enfance.

‘’Au Sénégal, la prise en charge de la petite enfance reste une dimension fondamentale dans la constitution d’un capital humain de qualité’’, a-t-il rappelé, lors de la revue annuelle des activités développées en 2022, dans le cadre du projet ‘’Education de la petite enfance et préparation scolaire’’. Cette revue a eu lieu à l’occasion d’un atelier de restitution et d’évaluation initié par l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits.

Le projet ‘’Education de la petite enfance et préparation scolaire’’, financé par la République coréenne, est exécuté par l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica), à hauteur de 2 milliards 800 millions de francs CFA.

Le projet était initialement prévu de 2019 à 2023, mais la Covid-19 a entravé sa mise en œuvre. Pour cette raison, l’Etat du Sénégal a demandé à la Koica de l’étendre jusqu’en octobre 2024.

‘’La communauté internationale a érigé en priorité le développement de la petite enfance dans les objectifs de développement durable 2015-2030’’, a rappelé Mohamed Ndiaye. Partant de là, ‘’il s’agit donc de prendre en compte tous les aspects du développement de l’enfant, notamment l’éducation, la santé, la nutrition, la protection, l’éveil et la simulation précoce’’, a-t-il précisé.

Il a relevé que le taux brut de préscolarisation, qui était de 2,7% en 2002, ‘’est passé à 18,2% en 2022’’. Il a confié que l’Etat sénégalais ‘’ambitionne d’atteindre un taux de 64,6% et une prise en charge de 15% des enfants âgés de 0 à 3 ans à l’horizon 2030’’.

Le projet ‘’Education de la petite enfance et préparation scolaire’’ est développé dans les régions de Louga et de Saint-Louis avec pour l’objectif d’améliorer l’accès aux services de développement intégré de la petite enfance, la qualité des interventions et la gouvernance des structures de développement intégré de la petite enfance.

‘’Après trois années, des résultats encourageants sont notés dans ces trois composantes’’, a révélé Maimouna Cissokho Khouma, la directrice générale de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits.

Elle a indiqué que ‘’le projet est en train de changer le visage de la petite enfance dans les deux régions [d’intervention] et de soutenir de manière significative les efforts de l’Etat pour le sous-secteur de la petite enfance’’.

Maimouna Cissokho Khouma a souligné que malgré les nombreux efforts consentis, il reste ‘’beaucoup de défis à relever’’.

Hormis la Koica, l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits est appuyée par le Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (Unops) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

Sara Poehlman, chef de l’éducation au bureau de l’Unicef à Dakar, a estimé que cet atelier est une opportunité pour mieux ‘’appréhender la portée des réalisations conjointes’’ dans l’élaboration de ce projet.

‘’Il va nous permettre de définir ensemble les meilleures orientations pour l’atteinte des résultats attendus, notamment concernant l’impact sur les enfants. Le bien-être des enfants est au cœur de nos préoccupations et constitue notre priorité’’, a-t-elle conclu.

MFD/ASG/OID

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