Pacte national de stabilité : la CNES milite pour une révision de la méthodologie d’évaluation
Pacte national de stabilité : la CNES milite pour une révision de la méthodologie d’évaluation

SENEGAL-SOCIAL

Dakar, 16 oct (APS) – Le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES), Abdel Kader Ndiaye, préconise une révision de la méthodologie d’évaluation du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable (PNSS-CID), afin de renforcer son application et de préserver la paix sociale.

L’exécution du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable reste “bien en-deçà des attentes du secteur privé national”, après 17 mois de mise en œuvre, dit-elle dans des propos rapportés par un communiqué de l’organisation patronale parvenu à l’APS.

Il a tenu ces déclarations à l’issue d’une rencontre de suivi de la mise en œuvre dudit pacte, présidée par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, jeudi, à Dakar.

La CNES déplore ainsi des “modifications gouvernementales unilatérales portant sur des arbitrages liés aux réformes des codes du travail et de la sécurité sociale, notamment la durée du congé de maternité et le rejet du plafonnement des dommages-intérêts pour licenciement abusif”.

Pour améliorer la mise en œuvre du pacte, l’organisation patronale recommande “une évaluation fondée sur le principe du contradictoire et une approche tripartite, ainsi que le renforcement du dialogue social entre l’État et le secteur privé”.

La CNES a également appelé à “l’apurement accéléré des créances dues aux entreprises, particulièrement dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics (BTP), de l’énergie et des services, ainsi qu’à la relance de l’économie nationale en concertation avec le secteur privé”.

Elle préconise en outre la formalisation d’un dispositif d’appui aux entreprises en difficulté, et une lutte accrue contre la concurrence déloyale dans les secteurs industriel et commercial, ainsi qu’au port de Dakar.

Face à la menace d’une grève générale annoncée pour le 21 octobre, le président de la CNES a lancé “un appel à la préservation de la paix sociale et à la poursuite du dialogue”.

Selon la Confédération nationale des employeurs du Sénégal, la prise en compte des préoccupations du secteur privé et la mise en place d’un mécanisme de suivi transparent sont indispensables pour consolider la confiance entre les parties et éviter un blocage préjudiciable à l’économie nationale.

La CNES dit compter sur l’implication du Premier ministre pour rétablir une dynamique de concertation tripartite équilibrée, favorable au développement des entreprises, des industries et des commerces.

TAB/BK