SENEGAL-HIVERNAGE-ASSAINISSEMENT
Saint-Louis, 22 juin (APS) – L’Office national de l’assainissement (ONAS) a pris toutes les dispositions pour curer le réseau ainsi que les quinze stations de pompage que compte la ville, en perspective de l’hivernage qui s’annonce, a annoncé Abou Samba Sy, responsable de son chef du bureau régional de Saint-Louis.
”Nous avons prévu de procéder au curage des réseaux [d’assainissement]. On fera le curage, au minimum, de 30 kilomètres du réseau et de l’ensemble des stations d’eaux pluvialex”, a indiqué M. Sy dans un entretien avec l’APS.
”Le nettoyage du grand bassin de Pikine [un quartier de Saint-Louis], ainsi que des bassins de rétention au niveau des stations de Diawling et de la grande station de Diaminar” figure également au programme de l’ONAS, en plus du curage et de l’évacuation des déblais et de l’entretien des équipements électromécaniques dans les stations de pompage.
Il explique la présence permanente des eaux à Pikine par le fait que ”les populations utilisent le réseau d’eau pluviale pour évacuer leurs eaux usées dans la clandestinité”.
Or, a-t-il rappelé, le réseau de Pikine a été conçu avec la mairie de Saint-Louis, c’était un réseau “uniquement” réservé aux eaux pluviales. Malheureusement, a-t-il déploré, “nous constatons actuellement que les populations utilisent ce réseau toute l’année pour vider leurs fosses septiques”.
Le chef du bureau régional de l’ONAS a indiqué qu’un bassin de rétention, qui devait recueillir toutes les eaux pluviales, a été transformé en dépotoir d’ordures au point que les eaux ne peuvent plus ruisseler vers le bassin.
”Actuellement, quand vous allez au niveau de ce bassin-là, vous trouverez que toutes les sorties sont obstruées. C’est ce qui entraîne une stagnation d’eaux pluviales ou d’eaux usées”, ajoutee-t-il.
Abou Samba Sy note que le programme dit des ”Dix villes”, qui devait prendre en charge aussi ce quartier, est à l’arrêt depuis 20 mois.
Il plaide ainsi pour son redémarrage afin de permettre une extension du réseau à 70 km linéaires avec l’intégration de quartiers comme Ngalèle, Boudiouck, etc.
Il invite les populations à être “plus respectueuses” des ouvrages d’évacuation d’eaux usées ou pluviales.
Selon lui, à Pikine, les ouvrages d’évacuation d’eaux pluviales sont désormais utilisés comme dépotoirs d’ordures, soulignant également que les dalles sont souvent cassées par des camionneurs.
AMD/HB/HK
